mercredi , 22 janvier 2020
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Le film « Les filles du Dr March », le livre de Natacha Wolinsky… Nos 5 incontournables culturels

« Screwball Comedy », il était une fois la comédie hollywoodienne

Ce coffret de trois DVD rassemble les plus grandes comédies américaines des années 1930 et 1940. Soit La Dame du vendredi, de Howard Hawks ; Mon Homme Godfrey, de Gregory La Cava et La Joyeuse Suicidée de William A Weillman. Au générique : Cary Grant, Carole Lombard, Katharine Hepburn… Le point commun entre ces films ? Ils ressortent d’un genre, le Screwball, qui, en mêlant burlesque visuel et répliques claquantes, a bouleversé les règles de la comédie romantique. Le troisième DVD, sous forme de documentaire, est consacré à l’histoire de la Screwball Comedy. Réjouissant en diable.

Screwball Comedy, 3 DVD, éditions Montparnasse, 30 €. editionsmontparnasse.fr.

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Christiane Montalbetti a interrogé pensionnaires et sociétaires de la Comédie-Française sur leur objets fétiches et les raisons de cette préférence.

Vincent Pontet, collection Comédie-Française / Photo presse

« La Conférence des objets » ou des talismans sur la scène

Dans la tradition d’Alphonse de Lamartine et, après lui, Raymond Devos, Christiane Montalbetti fait parler les objets. «Objets inanimés avez-vous donc une âme ?» se demande-t-elle aussi. La romancière, qui écrit parfois pour le théâtre, a interrogé la doyenne de La Comédie-Française, Claude Mathieu, ainsi que pensionnaires et sociétaires comme Anna Cervinka, Hervé Pierre, Bakary Sangaré et Pierre-Louis Calixte, sur leur objets fétiches et les raisons de cette préférence. À partir de ces confidences, elle a tissé monologues et dialogues. Une façon de voir le monde autrement…

La Conférence des objets, jusqu’au 5 janvier, à 18h30, au Studio, Paris Ier. comedie-francaise.com.

En vidéo, « Les filles du Docteur March », la bande-annonce

« Les filles du Docteur March », en avant les femmes…

Le pitch ? Dans la Nouvelle-Angleterre, l’histoire de quatre filles, Meg, Jo, Beth et Amy, issues de la classe moyenne pendant la guerre de Sécession. Le roman (titre original Little women), paru en 1868, bat tous les records de l’écrit à l’écran. Le film dramatique de Greta Gerwig en est la huitième adaptation. Pour notre plus grand bonheur, on y retrouve Meryl Streep, Emma Watson et le charmant Timothée Chalamet. Simone de Beauvoir était fan : «Il y eut un livre où je crus reconnaître mon visage et mon destin : Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott.» Il faut dire que Jo est une pionnière du féminisme.
Sortie en salles le 1er janvier 2020.

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Natacha Wolinski évoque la mémoire de son père, le dessinateur Georges Wolinski, tué le 7 janvier 2015.

Arléa / Photo presse

« Seul son éclat me reste », l’adieu au père de Natacha Wolinski

Il y eut en 2018 Le Lambeau, magnifique récit de Philippe Lancon sur l’attentat de Charlie Hebdo, sa blessure et sa reconstruction. En 2020, c’est au tour de Natacha Wolinski d’évoquer la mémoire de son père, le dessinateur Georges Wolinski tué le 7 janvier 2015. Cette orpheline est une autre espèce de survivante. Journaliste, écrivaine, on la découvre poète. Seul son éclat me reste ressemble à une broderie de fil rouge sur une photo en noir et blanc, à quelques gouttes de sang sur du givre. Elle dit l’absence, le manque, le deuil brutal, mais aussi le lien au père, leurs solitudes, leur amour. La poésie seule panse les plaies.

Son éclat seul me reste, Natacha Wolinski, éditions Arléa, 64 p., 13 €. Sortie le 2 janvier. arlea.fr.

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Eau-forte accompagnant « Un amour de Swan » de Marcel Proust, 32,3 x 25,2, Éditions Gallimard, 2013.

Gallerie Gallimard / Photo presse

Alechinsky, figure libre

Pierre Alechinsky est un peintre qui écrit selon la formule d’Aragon. Son dernier livre, trois textes assortis d’un cabinet de curiosités, est baptisé Ambidextre. Gaucher contrarié à l’école, il a toujours conservé la main gauche, la mal aimée, pour dessiner. Membre du mouvement d’après-guerre Cobra (acronyme des villes Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), il aime le compagnonnage des livres qu’il illustre, voire enlumine avec son pinceau baladeur : Apollinaire Proust, Cioran, Butor… Travaux d’accompagnement expose ces livres en tirage limité et tout un choix d’œuvres sur papier. Une invitation à la rêverie.

Travaux d’accompagnement, jusqu’au 22 février. Galerie Gallimard, Paris VIIe. galeriegallimard.com.
Ambidextre, Pierre Alechinsky, éditions Gallimard, 464 p., 102 illustrations, 39 €.

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