samedi , 12 décembre 2020
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Peut-on déguster une fondue sans risque d’infection?


Peut-on encore goûter aux plaisirs de la fondue sans craindre que le coronavirus de son voisin de fourchette n’atterrisse sur son bout de pain? En Suisse, où ce mets est roi, la question fait rage. En ligne, les internautes se passionnent pour le sujet. «Mangez votre fondue avec une canne à pêche», suggère l’un d’eux, soucieux du respect de la distance physique. Chacun y va de sa proposition la plus loufoque: «Chaque convive prend deux fourchettes et un couteau, et c’est réglé. Une fourchette pour tremper dans la fondue, le couteau pour s’aider à enlever le pain et la deuxième fourchette pour manger».

Dans les médias, les experts sont appelés à la rescousse, certains allant même jusqu’à interroger ni plus ni moins que le célèbre infectiologue genevois Didier Pittet, qui préside la mission d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus en France. Celui qui se considère comme le «père de diffusion» du gel hydroalcoolique dans le monde l’assure: «Un risque lié à la fondue? Certainement pas».

Température suffisante

Les fromagers suisses, réunis au sein de l’organisation Switzerland Cheese Marketing, se veulent aussi rassurants, affirmant avoir examiné la question de près et conclu que «le risque de contamination par une fondue au fromage est improbable». Car comme l’explique le professeur Christian Ruef, spécialiste en maladies infectieuses à Zurich, «dans le caquelon, le fromage fondu atteint une température suffisante pour tuer tout virus».

Qu’il s’agisse de la classique «moitié-moitié» (moitié vacherin-moitié gruyère) ou de toute fondue aux tomates, morilles ou autres variantes, sa dégustation ne présente par conséquent aucun risque en soi. Le professeur invite toutefois à la prudence, recommandant de s’en tenir à de petits groupes, voire à une fondue à deux: «Le problème se pose si vous êtes attablés ensemble dans un espace restreint pour une soirée, parlez fort, riez ou même chantez. Ce sont des conditions idéales à la propagation du virus». «Le risque n’est pas dans le caquelon mais dans le face-à-face», résume Gérald Bongioanni, responsable du célèbre Café du Soleil à Genève, qui sert jusqu’à 300 fondues par jour en hiver.

L’«amour» du fromage

Vacherin, gruyère, emmental… chaque région a sa fondue, et elle reste le plat helvétique par excellence, représentant même le pays lors de l’Exposition universelle de New York en 1940. Si les premières recettes de fondue datent du XVIIe siècle, la fondue s’est établie véritablement comme plat national dans les années 1950, quand l’armée du pays l’a intégrée dans son livre de cuisine. Et même si la commercialisation de fondues industrielles prêtes à l’emploi permet à tout un chacun de la déguster en famille chez soi, à deux en calèche, à la campagne ou au sommet d’une montagne, partager une bonne fondue entre amis au café, reste le must de la convivialité helvétique.

Mais en ce temps de Covid, comment faire? Les restaurants ferment, et le 10e festival de la fondue a été annulé. Le coronavirus risque-t-il de faire définitivement passer la fondue à la casserole? «Absolument pas! Le plat national suisse, ainsi que l’amour que tous les Suisses portent au fromage fondu, sont plus forts que toutes les mesures sanitaires», assure à l’AFP Arnaud Favre, président de l’association Les Compagnons du Caquelon.

«La vente de mélange à fondue a d’ailleurs progressé de 10% depuis le début de l’année. Comme quoi, le confinement renforce la convivialité au sein des familles et des groupes d’amis», glisse celui qui est également coauteur du livre «Haute Fondue: 52 recettes originales pour déguster l’art suprême de la fondue». Lorenz Hirt, responsable à l’Association de l’industrie suisse de fromage fondu, assure également n’avoir «aucune crainte», faisant valoir que les chiffres des ventes au printemps ont même été plus élevés que l’année précédente. Alors à l’heure de préparer sa fondue spéciale confinement, respect de la distance et des règles d’hygiène. Sans oublier bien sûr de remuer le fromage en faisant des huit pour préserver son onctuosité.

(L’essentiel/afp)



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