lundi , 20 mai 2019
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Poids : faire du “yo-yo” mauvais pour la santé cardiaque des femmes

Les régimes entraînant des fluctuations de poids seraient néfastes à la santé cardiaque des femmes. C’est la conclusion d’une étude scientifique menée auprès de 485 femmes.


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C’est le lot de beaucoup de régimes : lorsque la perte de poids est brutale et non accompagnée d’un mode de vie sain et d’une alimentation équilibrée, le danger est de reprendre le poids perdu, voire davantage. C’est ce qu’on appelle communément “faire le yo-yo”. Une pratique qui pourrait nuire à la santé cardiovasculaire des femmes, si l’on en croit une nouvelle étude scientifique présentée lors d’un congrès de l’American Heart Association (AHA).

Atteindre un poids de santé est généralement recommandé pour un cœur en bonne santé, mais maintenir la perte de poids est difficile, et les fluctuations de poids peuvent rendre plus difficile l’atteinte d’une santé cardiovasculaire idéale”, a résumé Brooke Aggarwal, la principale auteure de l’étude.

Les chercheurs ont suivi 485 femmes, de 37 ans en moyenne et ayant un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 26 kg/m2, participant à un réseau de recherche stratégique de l’American Heart Association, au sein de la Columbia University de New York (États-Unis).

Les participantes ont indiqué aux scientifiques le nombre de fois où elles avaient perdu au moins 4,5 kg, kilos qu’elles avaient repris dans l’année. Leurs données ont été évaluées via un outil de mesure nommé “Life’s Simple 7”, outil de l’AHA contrôlant plusieurs facteurs de risque cardiaque (tabac, IMC, alimentation, tension artérielle, glycémie, cholestérol etc.).

En tout, 73% des femmes de l’étude ont signalé avoir fait au moins un épisode de “yo-yo”, certaines ayant signalé jusqu’à 20 épisodes dans la période de suivi.

Les femmes présentant un ou plusieurs épisodes de “yo-yo” étaient :

  • 82% moins susceptibles d’avoir un IMC optimal, compris entre 18,5 et 25 kg/m2;
  • 51% moins susceptibles d’être à risque cardiaque modéré dans l’outil “Life’s Simple 7” ; et 65% moins susceptibles d’être à risque optimal.

En outre, plus le nombre d’épisodes de “yo-yo” était grand, plus les participantes obtenaient un score médiocre sur l’outil.

L’impact néfaste des variations du poids sur le score global de “Life’s Simple 7” s’est avéré plus frappant chez les femmes n’ayant jamais été enceintes, aussi appelées nullipares.

Les femmes sans antécédents de grossesse étaient probablement plus jeunes et pourraient être celles qui ont commencé à faire des fluctuations de poids à un âge plus précoce. Nous devons identifier les périodes critiques quant à l’effet de la fluctuation du poids sur le risque de maladie cardiaque au cours de la vie, afin de déterminer s’il en est d’autant plus important lorsque les femmes commencent très tôt à faire des montagnes russes avec leur poids suite aux régimes”, a ajouté Brooke Aggarwal.

Mieux vaut donc se faire accompagner d’un diététicien/nutritionniste et rééquilibrer son alimentation plutôt que d’opter pour un régime drastique, qui peut par ailleurs augmenter le risque de carence.

Source : Science Daily

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