mardi , 23 avril 2019
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Répartition des praticiens libéraux, frais de santé… Les Français et les médecins sont-ils en accord ?



Huit Français sur dix (82 %), interrogés par Odoxa pour le Groupe Profession Santé, souhaiteraient une intervention des pouvoirs publics pour réguler la répartition des médecins libéraux dans l’Hexagone. Selon le rapport, publié par l’AFP ce lundi 25 mars, 65 % des médecins y sont au contraire opposés. La moitié des sondés, particuliers comme professionnels de santé, sont toutefois d’accord sur un point : « Il faut à la fois consacrer plus d’argent pour la santé et en même temps faire la chasse aux actes et dépenses inutiles ».

Pour le maintien des structures locales de santé

Au total, 1 001 personnes de plus de 18 ans et représentatives de la population, ainsi que 3 366 médecins, pharmaciens, infirmiers, aides-soignants, sages-femmes ont été interrogés entre février et mars. Ainsi, 45 % des Français estiment que « l’Assurance Maladie devrait rembourser d’avantage », tandis que 53 % soignants jugent qu’elle « devrait être plus sélective dans les soins qu’elle rembourse ».

Et alors que les déserts médicaux s’étendent dans le pays, 48 % des sondés et 28 % des professionnels de santé souhaitent le maintien de toutes les structures médicales locales (hôpitaux, cliniques y compris ceux ayant une faible activité), « mais sans en créer de nouvelles ». De nouveaux établissements de proximité veulent être ouverts par respectivement 35 % et 32 % d’entre eux.

Une place « insuffisante » à la santé

À propos du projet de loi santé, actuellement examiné au Parlement, la moitié des professionnels (54 %) se disent opposés à la création des 4 000 postes d’assistants médicaux. Ils approuvent toutefois la labellisation de 500 hôpitaux de proximité à 64 %, ainsi que la fin du numerus clausus pour les étudiants en médecine à 67 %.

Enfin, au sujet du grand débat national, sept Français sur dix (70 %) et plus de la moitié des professionnels de santé (55 %) déclarent qu’il ne débouchera pas sur « des mesures utiles pour le pays ». Ils considèrent par ailleurs, un Français sur deux (51 %) contre huit professionnels de santé sur dix (82 %), qu’une place « insuffisante » a été accordée à la santé lors des discussions.

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