samedi , 22 février 2020
Accueil » Santé et Remise en forme » 5 questions pour comprendre l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine

5 questions pour comprendre l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine


Ce mardi, la Commission nationale de la Santé chinoise a recensé 291 personnes contaminées par un nouveau type de coronavirus. 922 patients sont en observations et 6 personnes sont décédées. Le pays est en alerte maximale depuis un mois, suite à la découverte d’une épidémie de pneumonies dans la ville de Wuhan, province de Hubei en Chine. A l’origine de ce phénomène, un virus jusqu’alors inconnue, baptisé le 2019-nCoV, apparu au sein d’un marché local spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons.  

Un nouveau type de coronavirus ?

Ce virus, inconnu jusqu’ici, appartiendrait à la famille des coronavirus. Ladite famille regroupe un grand nombre de virus susceptibles de provoquer des maladies bénignes, comme un rhume, mais aussi des pathologies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) ou le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV). Il a été provisoirement baptisé « 2019-nCov », soit « nouveau coronavirus 2019 » et touche désormais plusieurs grandes ville en Chine. Son origine, sa durée d’incubation et ses traitements ne sont pas encore formellement établis.

D’après les premières observations de l’OMS, les symptômes sont les suivants : difficultés et essoufflement respiratoires, forte fièvre, et toux persistante. Autant de symptômes qui peuvent s’aggraver dans le temps : ce nouveau virus pourrait aussi engendrer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale, voire même la mort. 

Habituellement, les virus de type coronavirus se transmettent des animaux aux hommes, en cas de trop grande promiscuité. L’OMS confirme, pour sa part, cette théorie et relève « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit ». Cependant, un scientifique chinois membre de la Commission nationale de la santé, Zhong Nanshan, a confirmé lundi la transmission du virus par contact étroit entre humains. Des conclusions qui alimentent l’inquiétude. 

Quels sont les pays concernés par l’épidémie ?

La communauté scientifique semble unanime : le foyer de l’épidémie se situe bien à Wuhan, une agglomération de plus de 11 millions d’habitants située au coeur de la Chine. Sur place, la municipalité a notamment ordonné la fermeture du marché incriminé, où des opérations de désinfection et des analyses sont toujours en cours. Seulement, Wuhan est aussi une plateforme aéroportuaire importante qui voit chaque jour transiter des millions de voyageurs. De fait, plusieurs personnes infectées par le 2019-nCov ont été recensées au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande et dernièrement en Australie.

Existe-t-il des précédents ?

Dans un second communiqué, l’OMS rappelle qu’à l’échelle mondiale, de nouveaux coronavirus émergent périodiquement dans différentes régions. Le STRAS (syndrome respiratoire aigu sévère ) a notamment sévit en Asie, en 2002 et 2003, causant la mort de 800 personnes. Le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) a lui frappé en 2012. 

L’Organime prévient que de nombreux coronavirus connus circulent chez des animaux et n’ont pas encore infecté l’homme. De plus en plus de coronavirus sont donc susceptibles d’être identifiés, à mesure que la surveillance sanitaire s’améliore.

Quelles sont les mesures de précautions ?

Pour limiter le risque de contagion à l’international, plusieurs pays ont mis en place des dispositifs de sécurité. Les Etats-Unis, par exemple, limitent les vols en provenance de Wuhan. D’autres pays renforcent les contrôles sanitaires dans leurs aéroports : en Thaïlande et à Hong Kong, des détecteurs de température corporelle ont été mis en place. Au Japon, tous les voyageurs en provenance de Wuhan sont tenus de se déclarer à un agent. 

En France, l’état de vigilance a été déclenché vendredi 17 janvier. Le personnel médical est invité à orienter toute personne ayant séjourné à Wuhan ou ayant été en contact avec un.e malade en provenance de cette ville à contacter le SAMU pour effectuer un bilan de Santé. 

Inutile de crier à la pandémie pour autant. Tant que les expertises de terrain ne sont pas terminées, les autorités insistent sur la nécessité de garder son calme. L’OMS indique d’ailleurs que “sur la base des informations actuellement disponibles, elle ne recommande aucune restriction de voyage ou de commerce”. Les pays sont simplement encouragés à renforcer leur préparation aux urgences sanitaires conformément au Règlement sanitaire international mis en place en 2005.

Un comité missionné par l’Organisation mondiale de la santé doit se réunir mercredi à Genève pour déterminer s’il convient de déclarer une “urgence de santé publique de portée internationale”. Pour le moment, l’OMS conseille de suivre les recommandations standard pour prévenir la propagation des infections : 

– se laver régulièrement les mains;

– veillez à la bonne cuisson de la viande et des œufs;

– se couvrir la bouche et le nez en cas de toux ou d’éternuements;

– éviter tout contact non protégé avec des animaux d’élevage ou sauvages;

– évitez tout contact étroit avec une personne présentant des symptômes de maladie respiratoire tels que toux ou des éternuements.

Source : Organisation Mondiale de la Santé

À lire aussi

Première apparition