dimanche , 27 septembre 2020
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9 conseils utiles pour vivre le sexe au moment présent


"Quand on fait l’amour, il m’arrive de ne pas être dedans. Je pense à mon travail et à tout ce que je dois faire", raconte Emmanuelle, 37 ans, qui ajoute que ce genre de pensées survient par phase. En cause, généralement, le stress. Pour Sophie, 32 ans, c’est plutôt continu et directement en lien avec le sexe : "Je pense à mon corps, aux positions, à mon ventre rebondi, et je me demande si je plais toujours à mon mec… ". Que l’on rencontre des pensées négatives relatives à des tracas, des pensées d’anticipation (je ne dois pas oublier de…) ou encore des pensées liées à nos complexes, toutes ont un point commun : elles s’invitent sans notre accord (mal polies) et nous coupent de l’instant présent et de notre plaisir. La sexologue Claire Alquier précise qu’il s’agit de pensées autrement appelées des "pensées parasitantes", notamment lorsqu’elles nous perturbent ou, pire, nous bloquent. Alors par quels moyens revenir à ce qu’il se joue sous nos yeux et dans nos corps pour davantage de plaisir, ou du moins pour un plaisir plus entier, sans intrus ? Conseils.

Ne pas chasser ses pensées à tous prix (elles reviendront)

On parle fréquemment de "lâcher prise", comme s’il était possible de se vider l’esprit sur commande. Or, c’est faux : "Tout le monde s’accorde pour dire que ces pensées parasitantes sont incontournables et qu’il n’existe pas de bouton "moment présent "", rassure la sexologue. L’important n’est donc pas de lutter ("Je ne dois pas penser à mon travail, je ne dois pas penser à mon travail") mais plutôt d’accepter ces pensées et de les laisser passer, filer, couler, exactement comme en méditation ou sophrologie. Pour vous aider, visualisez-les "dans"un nuage et regardez-les s’éloigner.

Questionner ses pensées 

Nos pensées ne surviennent pas par hasard. D’ailleurs, si elles s’infiltrent jusque dans l’amour, c’est qu’elles ont véritablement quelque chose à nous dire (sinon, elles se seraient contentées du petit-déj). "On peut identifier les sujets sensibles et récurrents", suggère Claire Alquier. L’objectif : s’attaquer non pas à nos pensées pendant l’amour mais plutôt à la source de nos pensées, pour les temporiser au fil du temps. Est-il question de retrouver une meilleure estime de soi ? D’annuler un rendez-vous ou un projet qui nous angoisse ? En travaillant sur l’origine de nos pensées en dehors du lit et en agissant pour notre mieux-être, nous gagnerons en tranquillité.

Promettre à ses pensées que l’on revient

"Les pensées qui ont à trait au rapport sexuel témoignent d’un besoin de garder le contrôle, soit le contrôle sur la lumière, les positions, son corps… ", remarque Claire Alquier. Et si on est donc du genre à vouloir garder le contrôle et que l’on craint de lâcher nos pensées comme s’il s’agissait de perdre notre agenda ou notre mémoire, on peut "promettre" à nos pensées que l’on revient dans trente minutes. Quelque part, elles s’en fichent – elles ont déjà de la chance qu’on les écoute – tandis que nous, ça nous rassure et ça nous offre un moment de répit. Trente minutes après, on les reprend. Un bon compromis.

Préparer le terrain, soigner le décor et prendre une douche

Et si "l’avant rapport" comptait ? "Une mise en condition peut dégager l’horizon, parce que l’on se sent davantage disposée. On peut préparer le terrain avec des jeux de séduction, ou bien juste imaginer, de soi à soi, le moment intime qui nous attend", développe Claire Alquier, qui ajoute que "les préliminaires, ça ne vaut pas seulement pour la préparation physique, mais aussi pour la préparation mentale". Il s’agit donc de se mettre dans l’ambiance et de planter le décor, notre décor, et pour cela, à chacune son truc : une bonne douche ? Des projections agréables, positives, excitantes ?

Parler avec son partenaire

Le fait d’échanger quelques mots pendant l’amour mobilise notre esprit. Reconnaissons qu’il est difficile de penser et de parler en même temps. Alors oui au dirty talk : "Si le parler s’envisage, ça se tente. Les échanges oraux permettent de communiquer avec l’autre, de savoir où il en est, de raconter où l’on en est… Ça fixe l’attention", remarque Claire Alquier, qui précise qu’il s’agit là d’un travail d’équipe utile à la connexion de couple. Bien sûr, si on n’est pas très bavarde, un regard, des soupirs ou juste un mot, ça marche aussi.

Changer deux ou trois habitudes

Lorsque l’on change de contexte, on propose une situation inédite à notre cerveau qui, curieux, va se concentrer sur ce nouveau décor et donc, par extension, sur ce qu’il se passe dans ce nouveau décor. En ça, on peut oser bousculer deux trois habitudes pour encourager notre esprit à focaliser sur le présent. Seul hic, Claire Alquier rappelle qu’il est bon de viser le confort même si notre objectif est de perturber notre routine : "Si le territoire n’est pas propice, il peut générer du stress ou un sentiment d’insécurité. Pour qu’un changement soit salutaire, on peut en discuter en couple au préalable, pour se sécuriser justement", prévient la sexologue.

Pratiquer la pleine conscience

Autre outil pour revenir au présent : se recentrer sur ce que l’on ressent, comme l’illustre Claire Alquier à travers ces questions : "Que se passe-t-il dans mon corps ? Est-ce que c’est agréable ?". On peut se focaliser sur un organe en particulier, ou un sens. Quel parfum ? Quelles sensations au toucher ? Que vois-je, entends-je ? On parlera alors de pleine conscience, et la pleine conscience peut se pratiquer à l’extérieur du lit, par exemple en buvant un thé (que sent-il, quel goût a-t-il ? etc.). Enfin, il est possible de se concentrer sur sa respiration ; là aussi, on se reconnecte à l’instant.

Un petit mantra ou une image

"Comme souvent dans les exercices de sophrologie, invoquer une image qui nous apaise et nous ramène au moment présent aide à calmer les pensées parasitantes", note Claire Alquier. Cette image, on la choisit : elle doit nous faire du bien, nous replonger dans le ici et maintenant. Si on n’est pas très "image" cocotiers et compagnie, place à la création d’un mantra : "Un son ou une petite phrase assez courte que l’on se répète permet de fixer l’attention du cerveau quand il veut partir dans tous les sens", précise l’experte.

Oser faire une pause

Si, vraiment, nos pensées persistent et que nous ne parvenons pas à les éloigner, une pause est envisageable. "Pour ne pas se mettre la pression, on peut proposer une pause à son partenaire, on va boire un verre d’eau, on met de la musique, puis on reprend des caresses tranquilles si le cœur nous en dit", conclut la spécialiste. Une solution pour se détendre et favoriser les retrouvailles… sans pensées, ou du moins, sans trop de pensées.

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