mardi , 12 novembre 2019
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Alcool : les pères en devenir devraient arrêter dès six mois avant la conception

Les hommes désireux de devenir papa devraient s’astreindre à arrêter l’alcool dès six mois avant la conception, pour éviter que l’enfant ne souffre de malformation cardiaque, selon une nouvelle étude. 


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Pour protéger le bébé à naître d’éventuelles malformations cardiaques congénitales, hommes et femmes devraient éviter l’alcool bien avant la conception, si l’on en croit les résultats d’une étude publiée dans l’European Journal of Preventive Cardiology.

Selon cette étude, menée par des chercheurs de la Central South University de Chine, la consommation d’alcool dans les trois mois précédant la conception ou au cours du premier trimestre de grossesse était associée à un risque accru de cardiopathie congénitale de 44% en cas de consommation du père, et de 16% en cas de consommation de la mère, par rapport au fait de ne pas boire d’alcool.

Quant à la consommation occasionnelle et excessive d’alcool (ou binge drinking), à raison de cinq verres ou plus lors d’une même occasion, elle était liée à une probabilité accrue de malformation cardiaque congénitale de 52% pour le futur père, et de 16% pour les futures mamans.

“Le binge drinking chez les parents en devenir est un comportement dangereux et à risque, qui peut non seulement augmenter les risques que leur bébé naisse avec une malformation cardiaque, mais qui entraîne également de gros dommages pour leur propre santé”, a déclaré le Dr Jiabi Qin, coauteur de l’étude.

Pour le chercheur, ces données suggèrent que chez les couples essayant de concevoir un bébé, les hommes ne devraient pas consommer d’alcool au moins six mois avant la fécondation. Et pour bien faire, les femmes devraient quant à elles cesser de boire de l’alcool un an avant la fécondation, et poursuivre bien évidemment cette éviction durant toute la grossesse.

Première méta-analyse examinant le rôle de la consommation pré-conceptionnelle d’alcool chez l’homme, cette analyse a été menée à partir des données de 55 études comprenant 41 747 bébés atteints de cardiopathie congénitale, et 297 587 bébés ne présentant pas ce type de malformation.

Nous avons observé une augmentation progressive du risque de cardiopathies congénitales à mesure qu’augmentait la consommation d’alcool des parents. La relation n’était pas statistiquement significative avec les quantités les plus faibles”, a indiqué le Dr Qin. S’il admet que “les mécanismes sous-jacents reliant la consommation d’alcool des parents et les cardiopathies congénitales sont incertains et méritent des recherches supplémentaires”, il estime que cette étude “indique que les hommes et les femmes qui envisagent de fonder une famille devraient renoncer à l’alcool”.

Source : Eurekalert

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