lundi , 28 septembre 2020
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Avec la situation sanitaire, les "risques psychosociaux" sont la 2e cause d'arrêts maladie (après le Covid)


L’Assurance Maladie déclarait récemment avoir vu les indemnités journalières versées pour arrêts maladie, exploser. Entre janvier et août 2020, elle a enregistré un bond de 29,9%. Le Figaro s’est intéressé aux motifs inscrits sur les arrêts, qui sont principalement dus au coronavirus. En deuxième position, les troubles musculo-squelettiques qui prédominaient jusque-là, ont été rattrapés par le motif "risques psychosociaux".

Les RPS concernent : des troubles de la concentration, un sommeil perturbé, de l’irritabilité, de la nervosité, une fatigue importante, des palpitations… L’INRS rappelait en janvier dernier qu’ils concernent de nombreux Français : 45% déclarent avoir l’impression de toujours devoir se dépêcher, 30% signalent avoir subi au moins un comportement hostile dans leur travail au cours des 12 derniers mois, 25% craignent de perdre leur emploi, 25% toujours déclarent devoir cacher leurs émotions, prétendre à la bonne humeur

60% des salariés appréhendaient le retour au bureau au mois de juin

D’ordinaire, ils sont classés 3ème sur la liste des arrêts maladies, et peuvent globalement être prévenus. Les entreprises s’intéressent de plus en plus au bien-être de leurs salariés, sur le lieu de travail et en dehors. Mais au vu de la période anxiogène que nous traversons, ils sont plus difficiles à cerner, et sont passés en deuxième position après le virus.

L’angoisse de la crise sanitaire et économique joue sur le moral des actifs français. Si le confinement a été particulièrement anxiogène, le retour en entreprise, avec toutes les précautions qu’il comporte, l’est aussi : en juin dernier, 60% des salariés l’appréhendaient, selon le baromètre de Malakoff Humanis repris par Le Figaro. 16% des travailleurs interrogés seraient même prêts à se faire arrêter, estimant que les conditions de protection sanitaire ne sont pas suffisantes sur leur lieu de travail.

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