mercredi , 23 octobre 2019
Accueil » Santé et Remise en forme » Cancer du sein : le dépistage, et après ?

Cancer du sein : le dépistage, et après ?


En 1980 on dénombrait 22 000 nouveaux cas de cancer du sein en France. Près de 40 ans ans plus tard ce chiffre a plus que doublé puisqu’en 2018, près de 59 000 nouveaux cas ont été détectés et plus de 12 100 femmes en sont décédées. Le cancer du sein est désormais le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes.

Depuis 2004 en France, le dépistage organisé du cancer du sein prévoit une mammographie tous les deux ans, pour les  femmes de 50 à 74 ans. Mais, comme l’explique le Dr  Brigitte Séradour, radiologue à l’hôpital Beauregard à Marseille, 15 femmes pour 10 000 environ vont déclarer un "cancer de l’intervalle". c’est-à-un cancer qui apparaît dans les 24 mois qui suivent  un examen de dépistage organisé.

Rester vigilante entre 2 dépistages

"Il faut bien comprendre que ce ne sont pas des cancers "loupés" ou des faux négatifs. Mais ce sont en majorité des cancers qui revêtaient une forme difficilement détectable au moment du dépistage et qui ont surtout une évolution plus agressive" insiste la radiologue.

Selon les chiffres de l’Association des médecins coordonnateurs du dépistage des cancers (ACORDE), les femmes ayant eu un cancer de l’intervalle ont légèrement plus d’antécédents familiaux, plus de traitements hormonaux et une des seins plus denses. 31% des cas sont survenus la première année suivant la mammographie et 69% des cas entre 12 et 24 mois.

Après le stress de la mammographie, les femmes ont tout simplement envie de chasser ce moment bien peu agréable de leur mémoire, et oublient rapidement que la palpation des seins est un geste qu’elles devraient faire tous les mois, au tout début du cycle, pour vérifier qu’aucun élément suspect (grosseur nouvelle au sein ou à l’aisselle, modification de la forme ou de la taille du sein, écoulement par le mamelon) n’apparaît.

Rester vigilante, même entre deux dépistages du cancer du sein, c’est donc le message de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) qui insiste pour que les femmes ayant des facteurs de risque n’hésitent pas à consulter leur médecin ou leur gynécologue entre deux mammographies.

A lire aussi :

  • Cancer du sein : comment le prévenir ?
  • Cancer du sein : les hommes aussi peuvent être touchés
  • Cancer du sein : 40% des cas sont évitables



Première apparition