lundi , 28 septembre 2020
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Chikungunya, dengue et zika : les maladies gagnent du terrain


Présent dans nos jardins et sur nos terrasses, où il aime pondre dans les coupelles, les jouets ou objets abandonnés et dans les réservoirs d’eau non couverts, le moustique tigre est désormais installé durablement dans 58 départements français. Son implantation est tenu sous haute surveillance par les autorités sanitaires car le moustique Aedes albopictus expose au risque de transmission des "arboviroses",  principalement le chikungunya, la dengue et le virus zika.

113 cas de chikungunya et 923 cas de dengue signalés en 2019

En métropole, la surveillance épidémiologique du chikungunya, de la dengue et du virus Zika est basée sur la déclaration obligatoire (DO) des cas probables et confirmés. Dans les départements métropolitains où le moustique Aedes albopictus est implanté, du 1er mai au 30 novembre, la surveillance par la DO est dite "renforcée", avec le signalement de cas importés dès la suspicion clinique pour mettre en place des interventions de démoustication.

Au total, en 2019, 113 cas confirmés ou probables de chikungunya, 923 cas de dengue, 17 cas d’infection à virus Zika et un cas de flavivirus ont été identifiés. L’an dernier, 16 cas de chikungunya, 333 cas de dengue et 10 cas de Zika avaient été notifiés. "Tous les cas signalés font l’objet d’une investigation par l’Agence régionale de santé (ARS) de leur région de domicile qui vérifie les informations rapportées et recense leurs déplacements" souligne Santé publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire. En présence d’un cas autochtone confirmé, une recherche active de cas (cas importé à l’origine de la transmission et autres cas secondaires) est menée : recherche de cas suspects dans les bases de données, enquête en porte à porte et sensibilisation des professionnels de santé.

Une augmentation des cas autochtones

Pendant l’année 2019, 840 cas confirmés et 214 cas probables au total ont donc été identifiés et ont fait l’objet d’investigations en France métropolitaine :

  • 113 cas de chikungunya (dont 42 cas probables) : tous importés
  • 923 cas de dengue (dont 166 cas probables) : 9 autochtones ;
  • 17 cas d’infection à virus Zika (dont 5 probables) : 3 autochtones
  • 1 cas de flavivirus importé présentant une sérologie positive à la fois pour la dengue et le virus Zika ne permettant pas de différencier ces deux flavivirus (possibles réactions croisées).

Les pays d’importation du chikungunya les plus fréquemment rapportés étaient la Thaïlande (40 cas), la Birmanie (16 cas), le Congo-Brazzaville (14 cas) et le Brésil (9 cas).

Les pays et territoires d’importation de la dengue les plus fréquemment rapportés étaient la Thaïlande (128 cas), puis l’Île de la Réunion (120 cas) la Polynésie française (88 cas),
la Guadeloupe (63 cas) et le Cambodge (50 cas).

Les cas importés de zika revenaient d’un séjour en Thaïlande (3 cas), Indonésie (1 cas), Angola (1 cas), Cameroun (1 cas), Côte d’Ivoire (1 cas), Costa-Rica (2 cas), Brésil (2 cas), Mexique (1 cas), Martinique (1 cas) et Guadeloupe (1 cas).

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