mardi , 25 février 2020
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Chirurgie : quand ne pas intervenir se révèle plus efficace – Santé

Au-delà de leurs effets sur le corps, les soins médicaux peuvent être un baume pour l’esprit. Un lourd traitement peut être ressenti comme une promesse que les médecins ont fait tout leur possible. Mais ce sentiment de sécurité peut avoir un prix élevé.

Alors que les coûts des soins de santé montent en flèche, les patients auraient tendance à se vider les poches pour des traitements qui n’améliorent pas forcément leur santé, selon les études sur la question, rapporte le Time.

L’an dernier, une étude menée auprès de 5 000 personnes a montré que, chez les patients atteints d’une maladie cardiaque chronique, mais stable, les interventions chirurgicales telles que les endoprothèses et les pontages ne réduisaient pas le risque de crise cardiaque ou de décès plus que les changements de mode de vie et les médicaments. Même les patients ayant subi des dommages importants n’ont pas eu, en moyenne, moins de problèmes cardiaques après l’intervention chirurgicale que ceux qui ont simplement pris des médicaments, bien mangé, fait de l’exercice et arrêté de fumer.

Ces résultats ont bouleversé idées reçues sur les soins cardiaques, affirme le coauteur, le Dr Robert Harrington, cardiologue et directeur du département de médecine de l’Université Stanford. Selon le Dr Harrington, les médecins présument depuis longtemps que la chirurgie est la solution pour les patients dont les artères sont bouchées, mais cette nouvelle étude vient nuancer cette idée. « Nous ne pouvons pas nous fier à notre intuition. Nous avons besoin de données », dit Harrington. « Je pense en fait que c’est une bonne chose pour la médecine, de s’arrêter et de se demander ‘pourquoi faisons-nous cela ? »https://www.levif.be/ »

Dans tous les domaines médicaux, les médecins remettent en question le statu quo. De nombreuses chirurgies sont médicalement nécessaires et peuvent même sauver des vies. Mais de plus en plus de données probantes suggèrent que les soins invasifs ne devraient pas toujours être une réaction spontanée du médecin.

De nombreux exemple dans diverses branches médicales

Un article publié en 2016 a révélé que les hommes qui surveillaient activement leur cancer de la prostate au stade précoce n’étaient pas plus susceptibles de mourir au cours de la prochaine décennie que ceux qui avaient opté pour la chirurgie ou la radiothérapie. La recherche a montré que la physiothérapie peut être tout aussi réparatrice que la chirurgie pour un ménisque déchiré. Des études ont aussi montré que les césariennes sont non seulement inutiles pour de nombreux accouchements, mais aussi potentiellement risquées. De nombreuses alternatives peu invasives à la chirurgie se sont avérées plus sûres et tout aussi efficaces. Pris ensemble, ces résultats provenant de différentes spécialités médicales indiquent un changement dans l’approche du traitement.

Ce changement ne vise pas seulement à améliorer les résultats pour les patients, il pourrait aussi réduire les coûts des soins.

Harrington, pour sa part, espère que les preuves de plus en plus nombreuses de surtraitement seront perçues non pas comme une condamnation totale des procédures invasives, mais plutôt comme un appel à des décisions de traitement plus réfléchies. Dans certains cas, bien sûr, la chirurgie sera toujours la bonne décision. Mais les patients qui choisissent de s’y opposer peuvent se rassurer en sachant que leur santé n’en sera peut-être pas affectée.

Alors que les coûts des soins de santé montent en flèche, les patients auraient tendance à se vider les poches pour des traitements qui n’améliorent pas forcément leur santé, selon les études sur la question, rapporte le Time. L’an dernier, une étude menée auprès de 5 000 personnes a montré que, chez les patients atteints d’une maladie cardiaque chronique, mais stable, les interventions chirurgicales telles que les endoprothèses et les pontages ne réduisaient pas le risque de crise cardiaque ou de décès plus que les changements de mode de vie et les médicaments. Même les patients ayant subi des dommages importants n’ont pas eu, en moyenne, moins de problèmes cardiaques après l’intervention chirurgicale que ceux qui ont simplement pris des médicaments, bien mangé, fait de l’exercice et arrêté de fumer.Ces résultats ont bouleversé idées reçues sur les soins cardiaques, affirme le coauteur, le Dr Robert Harrington, cardiologue et directeur du département de médecine de l’Université Stanford. Selon le Dr Harrington, les médecins présument depuis longtemps que la chirurgie est la solution pour les patients dont les artères sont bouchées, mais cette nouvelle étude vient nuancer cette idée. « Nous ne pouvons pas nous fier à notre intuition. Nous avons besoin de données », dit Harrington. « Je pense en fait que c’est une bonne chose pour la médecine, de s’arrêter et de se demander ‘pourquoi faisons-nous cela ? »https://www.levif.be/ »Dans tous les domaines médicaux, les médecins remettent en question le statu quo. De nombreuses chirurgies sont médicalement nécessaires et peuvent même sauver des vies. Mais de plus en plus de données probantes suggèrent que les soins invasifs ne devraient pas toujours être une réaction spontanée du médecin.Un article publié en 2016 a révélé que les hommes qui surveillaient activement leur cancer de la prostate au stade précoce n’étaient pas plus susceptibles de mourir au cours de la prochaine décennie que ceux qui avaient opté pour la chirurgie ou la radiothérapie. La recherche a montré que la physiothérapie peut être tout aussi réparatrice que la chirurgie pour un ménisque déchiré. Des études ont aussi montré que les césariennes sont non seulement inutiles pour de nombreux accouchements, mais aussi potentiellement risquées. De nombreuses alternatives peu invasives à la chirurgie se sont avérées plus sûres et tout aussi efficaces. Pris ensemble, ces résultats provenant de différentes spécialités médicales indiquent un changement dans l’approche du traitement.Ce changement ne vise pas seulement à améliorer les résultats pour les patients, il pourrait aussi réduire les coûts des soins. Harrington, pour sa part, espère que les preuves de plus en plus nombreuses de surtraitement seront perçues non pas comme une condamnation totale des procédures invasives, mais plutôt comme un appel à des décisions de traitement plus réfléchies. Dans certains cas, bien sûr, la chirurgie sera toujours la bonne décision. Mais les patients qui choisissent de s’y opposer peuvent se rassurer en sachant que leur santé n’en sera peut-être pas affectée.


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