samedi , 19 décembre 2020
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Comment explorer tous ses points G pour un plaisir décuplé


Qu’est-ce que le point G ?

Non, le point G n’est pas un bouton magique caché dans le vagin, qu’il suffirait de titiller pour prendre son pied. Il s’agirait plutôt d’une zone érogène globale, qui s’agrandit à mesure qu’on la stimule. Mais où se trouve le point G exactement ? Ne cherchez pas un plan d’accès direct : son emplacement peut varier d’une femme à l’autre, et la meilleure façon de faire connaissance avec lui reste d’explorer son propre corps. On sait tout de même qu’il se situe en général à quelques centimètres de l’entrée du vagin, sur la paroi antérieure. C’est avant tout parce qu’il est en contact avec la partie interne du clitoris qu’il se révèle être une telle source de plaisir.  

Quant à son petit nom, il l’a hérité du Dr. Ernst Gräfenberg, gynécologue connu pour ses vastes recherches sur l’orgasme féminin dans les années 50. Il faudra attendre 1981 pour que le terme de « point G » soit démocratisé, en l’honneur du gynécologue, qui a été l’un des premiers à s’opposer à Sigmund Freud et à sa théorie sur l’orgasme vaginal et la frigidité des femmes. 

Quelles sont les autres zones érogènes (+++) ? 

Une sexualité épanouie ne saurait se résumer à la quête du point G. On sait désormais que c’est en grande partie au clitoris, seul orgasme humain entièrement dédié au plaisir, que l’on doit les orgasmes féminin. Point G, point A, deep spot : le vagin abrite donc de nombreuses zones de réjouissances, principalement grâce aux racines et au corps caverneux du clitoris. La stimulation externe de cet organe fait ainsi gonfler les tissus internes, et le vagin devient alors à son tour un déclencheur potentiel d’orgasme. C’est ce que l’on appelle un cercle ultra vertueux. 

Il serait tout de même regrettable de négliger les autres zones érogènes du corps, au seul profit du dieu clito. Les lèvres internes et externes du sexe féminin peuvent également s’avérer de bonnes partenaires de plaisir, tout comme l’anus, les seins et les tétons, les oreilles, les fesses, ou encore la bouche… On ne saurait trop le répéter : l’exploration des corps, seul·e ou avec un·e partenaire, est la meilleure façon de découvrir tout leur potentiel. 

Comment trouver ces différentes zones de plaisir et les stimuler ?

Seulement 18% des femmes atteignent l’orgasme grâce à la pénétration seule. Cela montre bien que la stimulation d’autres zones que le vagin est souvent nécessaire pour jouir pleinement. Seule, on prend donc le temps de caresser chaque partie de son corps, en s’attardant finalement sur le clitoris. Comment se masturber pour augmenter ses chances d’atteindre l’orgasme ? Plusieurs techniques de stimulation conduisent à l’explosion des sens, et il revient à chacune de trouver la sienne. Tapotements sur le capuchon du clitoris, massages en demi-cercle, effleurements, ou mouvements appuyés et réguliers : les variations sont infinies. 

Il est également possible de pratiquer le humping : c’est-à-dire frotter son sexe (et donc son clitoris) à un coussin, à sa couette, ou à même à la cuisse de sa·son partenaire. Il s’agirait de l’une des techniques les plus efficaces pour atteindre l’orgasme. Il existe également une multitude de sextoys pour s’aider à atteindre l’orgasme, comme le Womanizer, ou encore le modèle Osé, de Lora DiCarlo, qui stimule le clitoris tout en massant le fameux point G. Quant au site Oh My God Yes, il propose des tutos et explications détaillées sur le fonctionnement du plaisir féminin. 

Tous les points G déclenchent-ils nécessairement un orgasme ?

Ce n’est pas un mystère : jouir est plutôt très appréciable, et atteindre l’ orgasme peut avoir de multiples effets bénéfiques sur la santé physique et morale. Malgré tout, le sexe ne repose pas sur notre seule capacité à jouir. Stimuler son clitoris, son point G, son anus, ou ses tétons, ne veut pas forcément dire que l’on va faire exploser notre compteur d’orgasmes. Scoop : certains rapports sexuels n’aboutissent pas à un orgasme, et ce n’est pas grave, car ils sont pour autant très épanouissants. Peut-être même plus qu’une expérience sexuelle un brin mécanique et (trop) rapide, qui aboutit certes à un orgasme. 

L’important est donc de se laisser aller, sans que l’orgasme soit constamment dans notre ligne de mire. Le risque serait alors de se mettre la pression, pour finalement passer totalement à côté d’un bon moment. « Il faut que je jouisse ! Jouis ! Mais tu vas jouir, oui ?! » : la technique de l’injonction a rarement fait ses preuves en matière d’orgasme, et l’on a beau voir le tout puissant clitoris comme un pass VIP avec accès direct pour l’orgasme féminin, l’aspect psychologique a aussi son importance. On sait par exemple que pour certaines, une envie d’uriner, le stress, ou même la faim, peut rendre l’orgasme plus frileux. Alors on se détend, on profite de l’instant présent dans les meilleures conditions possibles, et on découvre, pas à pas, ce qui nous fait décoller (ou pas). 


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