lundi , 21 octobre 2019
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Comment inciter les enfants à nous aider

Des scientifiques américains ont mené des tests pour évaluer le choix des mots que nous utilisons dans nos demandes d’aide aux enfants. Leurs résultats nous permettent de mieux comprendre le processus d’identification des tout petits, et la meilleure façon de communiquer avec eux.


© iStock

Un enfant qui met la table, qui débarrasse, qui éponge l’eau qu’il a ramassé, qui range sa chambre…ça vous fait rêver ? D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université de New York, aux Etats-Unis, les mots que nous utilisons pour demander de l’aide à nos enfants ont une importance capitale.

Les scientifiques ont mené des tests au Children’s Museum of Manhattan, dont les résultats ont été publiés par la revue Child Development. Leur objectif était d’évaluer la réponse des enfants face à deux demandes différentes : aider, ou être un aidant. Lorsqu’on demande à l’enfant d’aider, c’est une simple demande d’exécution d’un geste utile. Mais si on demande à l’enfant d’être un « bon enfant, qui aide ses parents », on l’identifie à un groupe précis.

Visualiser les limites

Au cours de l’étude, 65% des enfants à qui on a demandé d’aider n’ont pas hésité à abandonner leur activité de coloriage pour traverser la pièce et donner un coup de main à un adulte qui rangeait des cubes laissés par terre. Dans la même situation, seuls 40% des enfants que l’on avait incité à s’identifier à une personne aidante ont fait le même choix.

Pourquoi un changement aussi subtil du langage est-il si important pour les enfants ? La chercheuse Marjorie Rhodes, qui a participé à ces travaux, explique dans le site Psychology Today que les étiquettes poussent les enfants à penser aux limites. Lorsqu’on leur propose d’être des « bons enfants », ils réalisent qu’il existe aussi une catégorie de « mauvais enfants ». Cette façon de penser peut s’avérer problématique pour leur processus de pensée.

Parler d’identités peut sembler motivant du point de vue des adultes, et des étiquettes comme celles-ci sont très courantes. Bien que de nombreux facteurs contribuent à renforcer la résilience des enfants, leur parler des actions qu’ils peuvent mener, comme dessiner, aider, cuisiner, au lieu des identités, aide à les protéger de certaines difficultés.

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