mardi , 21 janvier 2020
Accueil » Santé et Remise en forme » Consommation excessive et dépendance à l’alcool

Consommation excessive et dépendance à l’alcool

La nature de la prise en charge dépend de l’intensité du problème face à l’alcool. Un suivi régulier dans un climat de confiance avec le médecin ou d’autres professionnels est primordial. A cet égard, il est essentiel que le sujet de l’alcool soit abordé sans jugement, de façon bienveillante, dans une approche centrée sur le/la consommateur/trice.

La prise en charge s’articule autour d’un accompagnement motivationnel pour augmenter la propension au changement et aider la personne à définir, puis suivre, ses objectifs, dans un espoir de rétablissement. Le suivi peut se faire chez le médecin traitant, dans un centre de soins spécialisé avec un spécialiste en alcoologie, en ambulatoire ou dans le cadre d’une hospitalisation.

Chez les personnes présentant une consommation excessive (ou une dépendance légère et récente), l’objectif du traitement sera de ramener la consommation à un niveau de risque bas. Le médecin informe son patient à la fois des méfaits de l’alcool et des avantages pour la santé d’une réduction de consommation ainsi que des possibilités d’aide (programmes de contrôle de la consommation tels qu’Alcochoix+, MyDrinkControl, groupes d’entraide, etc.). Que ce soit au cœur d’un programme structuré ou de consultations, le patient apprend à mieux connaître sa consommation (auto-observation), à repérer les situations à risque et à rechercher des stratégies nouvelles pour atteindre ses objectifs.

Pour celles et ceux qui souffrent d’une dépendance, l’objectif est double : limiter les conséquences néfastes de l’alcool en modifiant la consommation et, si possible, atteindre l’abstinence. À savoir que plus la dépendance est forte, plus l’abstinence s’avère nécessaire. Une aide médicamenteuse pour la réduction de la consommation (consommation contrôlée) ou son arrêt (abstinence) peuvent s’ajouter à la prise en charge. Différents traitements pour aider à sortir de l’addiction peuvent en effet être prescrits en fonction de la situation du patient. À noter qu’un suivi de deux ans au moins est recommandé. Il existe des lieux de consultation spécialisés dans chaque canton, mais un suivi chez le médecin traitant est aussi possible.

Selon l’état de santé du patient, des suppléments alimentaires (vitamine B1 ou autres nutriments) pourront être prescrits. Un accompagnement psychiatrique est parfois nécessaire. En effet, plus de la moitié des patients avec une dépendance à l’alcool présentent aussi des troubles psychiatriques (dépression, anxiété, troubles de la personnalité, risque suicidaire, etc.). Enfin, les éventuelles autres dépendances (tabac, cannabis, benzodiazépines, cocaïne, sexe, jeu, etc.) doivent aussi être prises en charge.

Le sevrage

Inscrit dans un but d’abstinence ou de consommation contrôlée à terme, le sevrage peut se faire à l’hôpital ou en ambulatoire. Il implique un suivi régulier durant deux à trois jours. S’il n’est pas effectue sous surveillance médicale, l’arrêt brutal de la prise d’alcool peut conduire au décès. Le traitement consiste en une vitaminothérapie durant trois semaines et à traiter les symptômes de sevrage (agitation psychomotrice, anxiété, insomnie, sudations, etc.).


Première apparition