mercredi , 15 juillet 2020
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Coronavirus : désastre psychologique pour les internes en médecine


"47,1% des internes présentent des symptômes d’anxiété, 18,4% des symptômes dépressifs, 29,8% déclarent présenter des signes de stress post-traumatique", s’inquiète l’InterSyndicale Nationale des Internes.

La crise du coronavirus, qui a mobilisé tout le personnel médical, y compris les internes a eu un impact très important d’un point de vue psychologique, et ce dans toutes les disciplines. 892 internes ont été interrogés entre le 20 mars et le 11 mai. Qu’importe la spécialité (médecine générale, chirurgie, urgences, psychiatrie) : ils sont au minimum 38% à déclarer ressentir de l’anxiété.

Hausse majeure de l’anxiété

Ces résultats ont été comparés à une étude similaire de 2017, hors crise du coronavirus. Entre ces deux périodes, la médecine générale voit son nombre d’internes anxieux passer de 62,2% à 76,5%, aux urgences ils étaient 52,4% à déclarer des signes d’anxiété en 2017 contre 69% aujourd’hui.

Le Syndicat souligne que cela s’explique par : "l’arrivée d’un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prise en charge de patient dans des état grave, la surcharge de travail, le manque d’encadrement, de tests de dépistage et de matériel de protection, ont accru le stress de ces jeunes professionnels".

Du côté des symptômes, les internes déclarent des cauchemars, des reviviscences, l’impression de ne pas réussir à faire face, l’impossibilité d’en parler, l’irritabilité, la colère, l’anxiété, la tristesse

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