lundi , 21 septembre 2020
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Coronavirus : la carte de vigilance département par département


"Nous sommes depuis quelques semaines dans une phase de recrudescence de l’épidémie, a avertit Jean Castex, lors d’un point presse du gouvernement ce 27 août. Le taux de reproduction du virus se situe au-dessus de 1, ce qui signifie que le virus gagne du terrain. Nous étions redescendus à 0,7 en mai. Nous sommes remontés à 1,4."

Les départements en "zone rouge"

Le chef du gouvernement a notamment annoncé ce 27 août que 19 nouveaux départements ont été placés en zone rouge, rejoignant Paris et les Bouches-du-Rhône. Les nouveaux départements concernés sont : le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise, la Seine-et-Marne, la Sarthe, le Rhône, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Hérault, le Gard, le Loiret, le Vaucluse, le Var, les Alpes-Maritimes, la Guadeloupe et la Martinique.

Concrètement, lorsqu’un département passe en zone rouge (aussi appelée "zone de circulation active du virus"), cela signifie que le taux d’incidence dépasse 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants en une semaine.

Un décret publié au Journal officiel vendredi 14 août permet de placer les départements en zone de "circulation active du virus". Concrètement, cette disposition juridique autorise les préfets à prendre des mesures si la situation épidémique le nécessite. Ils peuvent par exemple interdire la circulation des personnes et des véhicules, tout comme l’accès aux moyens de transport en commun, conformément à la loi du 9 juillet sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Mais aussi fermer provisoirement des établissements recevant du public, par exemple : les bars, les restaurants et les salles de spectacle. Ou encore imposer le port du masque dans l’espace public.

"Tirer le signal d’alarme ne signifie pas que nous sommes dans une situation grave, comme nous l’étions en mars-avril. (…) Mais c’est maintenant qu’il faut intervenir car la croissance de l’épidémie peut être exponentielle si nous n’intervenons pas", a encore déclaré Jean Castex ce 27 août.

Pour éviter un reconfinement généralisé, le Premier Ministre a expliqué la stratégie du gouvernement : "des plans de reconfinement, territoriaux ou plus globaux, ont été préparés. Notre système hospitalier est prêt à une éventuelle nouvelle vague de patients (lits, masques, réanimateurs, médicaments…). Sans oublier le triptyque "tester, tracer, isoler" pour casser les chaînes de transmission. L’objectif du gouvernement étant de proposer 1 million de tests par semaine en septembre. Enfin, aucune stratégie ne serait efficace sans la mobilisation des Français pour respecter les gestes "barrière". Le port du masque, mais pas que. "Nous devons continuer à nous laver les mains régulièrement, et à nous tenir à plus d’un mètre de distance les uns les autres lorsque c’est possible."

Les départements en vigilance "élevée"

Santé Publique France définit par ailleurs deux niveaux de vigilance. Le niveau de vigilance "élevée" et le niveau de vigilance "modérée". Ces indicateurs permettent d’avoir une vision plus précise de la situation épidémique par département.

Concrètement, ils traduisent "à la fois la circulation virale (le R) et l’impact sur la santé de la population du département", explique Santé Publique France. Il est calculé, en lien avec les ARS, à partir de l’ensemble des indicateurs (capacités en réanimation, taux de positivité des tests…) et des signalements reçus, incluant les investigations de clusters. Ici, il s’agit de déterminer la capacité d’un département à contenir l’épidémie. "Par exemple, si des clusters sont identifiés et qu’ils sont bien contenus, alors c’est un signal positif. En revanche, si la chaîne de contamination est méconnue, cela signifie que l’épidémie n’est pas sous contrôle, c’est un signal négatif", explique à Top Santé, le ministère de la Santé.

On retrouve donc les 21 départements, en vigilance "modérée" ou "élevée". Voici le détail département par département au 27 août

35 départements en vigilance "modérée" :

  • Ain,
  • Ariège,
  • Aude,
  • Alpes de Haute Provence,
  • Aube,
  • Bas-Rhin,
  • Côte d’Or,
  • Corse du Sud
  • Côte d’Or
  • Drôme,
  • Essonne,
  • Gard,
  • Gers,
  • Haute Garonne,
  • Haute-Savoie,
  • Hautes Pyrénées,
  • Ille-et-Vilaine,
  • Isère,
  • Eure-et-Loir,
  • Indre et Loire,
  • Mayenne,
  • Mayotte,
  • Meurthe et Moselle,
  • Moselle,
  • Nord,
  • Oise,
  • Pyrénées Atlantique,
  • Pyrénées Orientales,
  • Réunion,
  • Maine-et-Loire,
  • Martinique,
  • Guadeloupe et Saint Martin,
  • Seine et Marne,
  • Tarn,
  • Tarn-et-Garonne,
  • Yvelines

15 départements en vigilance "élevée" :

  • Alpes-Maritimes,
  • Bouches-du-Rhône,
  • Gironde,
  • Guyane,
  • Hauts-de-Seine,
  • Hérault,
  • Loiret,
  • Paris,
  • Rhône,
  • Sarthe,
  • Seine et Marne,
  • Seine-Saint-Denis,
  • Val-de-Marne
  • Val d’Oise,
  • Var,
  • Vaucluse



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