lundi , 28 septembre 2020
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Covid-19 : bientôt un isolement réduit à sept jours

L’avis n’a pas encore été rendu public, mais le Conseil scientifique est favorable à une réduction de la période d’isolement pour les personnes testées positives à la Covid-19 et les cas contacts. Annoncée par le ministre de la Santé, ce matin sur France inter, l’information nous a été confirmée par Pierre-Louis Druais, membre du Conseil scientifique.


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« Le Conseil scientifique considère possible de réduire la mise à l’abri de 14 à 7 jours dans certaines situations, sans augmenter les risques face au Covid19 », a annoncé Olivier Véran au micro de France Inter mardi 8 septembre. Le ministre a précisé que cette mesure sera discutée vendredi lors d’un Conseil de défense. Pierre-Louis Druais, membre du Conseil scientifique, que nous avons joint par téléphone, confirme les propos du ministre, alors que l’avis du Conseil scientifique n’a pas encore été rendu public.

Pourquoi réduire la durée de la quarantaine ?

« Tester tracer, isoler ». L’isolement est un axe central de la politique sanitaire pour combattre l’épidémie de la Covid-19. Le gouvernement le martèle : il faut s’isoler au moindre symptôme, en cas de doute après une situation à risque (réunion amicale ou familiale…) et également lorsque l’on a été identifié comme cas contact par les équipes des ARS (Agences régionales de santé) et de l’Assurance -maladie.

La durée de quatorze jours définie pour l’isolement  correspond à la période pendant la personne est potentiellement contagieuse. Ce changement de stratégie, alors que tous les indicateurs traduisent une circulation de plus en plus active du virus sur le territoire français, peut donc surprendre.

« Il faut tenir compte du principe de réalité », justifie le ministre : un grand nombre de Français ne respecte pas cette quatorzaine. Réduire sa durée permettra, l’espère-t-il, de la faire mieux respecter et de susciter une « meilleure adhésion ».

Même si la durée de la contagiosité n’est pas définitivement tranchée, les dernières études confirment que les cinq jours qui suivent l’apparition des symptômes ou un test positif constituent la période la plus à risque de contagion. « Ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante. Au-delà d’une semaine elle demeure mais elle est très faible, a souligné Olivier Véran.

 Après le Conseil de défense prévu vendredi, les experts devront préciser les conditions dans lesquelles le délai d’isolement pourra être réduit.

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