dimanche , 27 septembre 2020
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Diabète de type 2 : des bains chauds pour réduire la glycémie ?


Vous culpabilisez quand vous prenez un bain ? La science plaide en votre faveur et apporte une nouvelle bonne raison de vous prélasser dans un bain. À l’occasion de la réunion annuelle de l’Association européenne pour l’étude du diabète, une nouvelle recherche sur le diabète de type 2 a été dévoilée. 

Les chercheurs assurent qu’une exposition régulière à la chaleur lors d’un bain chaud est associée à un effet bénéfique sur les facteurs de risque du diabète de type 2, y compris l’hémoglobine glyquée. Cette étude a été menée par le Dr Hisayuki Katsuyama, de l’hôpital Kohnodai, Ichikawa, Chiba (Japon) et son équipe. Ce n’est pas la première fois que la science se penche sur l’impact de la chaleur pour les patients diabétiques. En effet, de précédentes études avaient assuré que l’utilisation de saunas et des bains à remous pouvait améliorer le contrôle de la glycémie et le pourcentage de graisse corporelle. Mais, à ce jour, aucune étude portant sur un grand nombre de patients n’avait encore examiné les effets du bain à remous sur les paramètres métaboliques chez des patients atteints de diabétiques de type 2 dans un contexte réel. Comme le rappelle le communiqué, au Japon, la plupart des résidences sont équipées d’une baignoire avec des bains à remous. Là-bas, le bain s’inscrit comme une habitude de vie traditionnelle et courante. 

Grâce à un questionnaire, les chercheurs ont récolté des informations sur 1297 patients diabétiques. Ensuite, les participants à l’étude ont été divisés en trois groupes en fonction de la fréquence de leur bain : quatre bains ou plus par semaine, entre un et quatre bains par semaine, et moins d’un bain par semaine. Au total, les scientifiques ont montré que la fréquence moyenne de baignade était de 4,2 fois par semaine et la durée moyenne de baignade était de 16 minutes. Ils ont constaté une diminution du poids corporel, de l’indice de masse corporelle (IMC), du tour de taille, de la pression artérielle diastolique et de l’hémoglobine glyquée en association avec la fréquence accrue des bains.

Faire baisser l’IMC

Plus précisément, une analyse statistique plus poussée a identifié la fréquence des bains comme un déterminant significatif de l’hémoglobine glyquée après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, de l’IMC, de l’utilisation d’insuline et du nombre de médicaments oraux contre le diabète, avec des différences significatives entre les groupes. En effet, ceux qui prenaient le plus de bain avaient une HbA1c moyenne de 7,10%, le groupe 2 de 7,20% et le groupe 3 de 7,36%.

La fréquence des bains à remous était également un déterminant indépendant de l’IMC après ajustement du sexe et de l’âge. C’est dans le groupe 1 que l’IMC était le plus bas puis le groupe 2 puis le 3. De même, les réductions de la pression artérielle diastolique étaient également associées à une fréquence accrue des bains. « Nos résultats indiquent que l’exposition quotidienne à la chaleur par le bain à remous a des influences bénéfiques sur les facteurs de risque cardiovasculaire chez les patients atteints de diabète de type 2« , ont conclu les auteurs de cette recherche.
 

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