mercredi , 15 juillet 2020
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En France, le tabagisme recule (surtout chez les femmes)


Enfin une bonne nouvelle ! Selon le dernier Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire consacré au tabagisme (à l’occasion de la Journée Mondiale sans Tabac qui se tiendra ce 31 mai 2020), la cigarette perd du terrain en France…

Les autorités sanitaires ont interrogé 10 352 adultes âgés de 18 à 85 ans. Première constatation : en 2019, 30 % des personnes âgées de 18 à 75 ans (35 % des hommes et 27 % des femmes) déclaraient fumer du tabac ; le tabagisme était même "quotidien" pour 24 % des Français (28 % parmi les hommes et 21 % parmi les femmes).

Par rapport à l’année 2014, les chiffres du tabagisme ont diminué de 3,9 points et ceux du tabagisme "quotidien" de 4,5 points… Une baisse impressionnante, la plus importante depuis les années 2000 ! Elle a été constatée chez toutes les populations (sexes, catégories socio-professionnelles…) et plus particulièrement chez les femmes qui semblent peu à peu se désintéresser du tabac. Entre 2018 et 2019, la prévalence du tabagisme quotidien chez les femmes est ainsi passée de 23 % à 21 %.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer !

Quel est le profil-type du fumeur en France ? D’après Santé Publique France, le fumeur-type en France est un homme âgé de moins de 55 ans qui se trouve plutôt dans une situation de précarité économique – chômage, situation financière difficile… Il souffre fréquemment d’anxiété, de troubles du sommeil et/ou de dépression. Il est parfois consommateur de substances psychoactives, et ne va pas souvent chez son médecin généraliste.

Les dangers de la cigarette sont-ils (enfin) reconnus ? En 2019, d’après le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, 33 % des fumeurs ont essayé de dire "adieu" à la cigarette pendant (au moins) une semaine : en 2018, ils n’étaient "que" 25 %. Par ailleurs, selon une étude Heyme publiée ce 26 mai 2020, si 11 % des jeunes de 16 à 35 ans fument tous les jours, ils sont 84 % à vouloir arrêter de fumer et 58 % à avoir déjà essayé.

Comment expliquer ces résultats positifs ? Pour les autorités sanitaires, "cette diminution de la prévalence du tabagisme s’inscrit dans le cadre de la mise en place de plans nationaux contre le tabagisme" et notamment des Programme nationaux de réduction du tabagisme (PNRT). Le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire souligne ainsi l’impact positif des campagnes médiatiques contre le tabac, mais également de la hausse des prix du tabac qui (bien que controversée) a permis de réduire le tabagisme en France…

Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers : d’après Santé Publique France, "bien que les évolutions du tabagisme soient encourageantes, la prévalence reste très élevée en France. (…) Les premières observations faites par Santé publique France montrent que pour une partie des Français, le contexte de confinement s’accompagne d’une hausse des consommations de tabac. Encourager l’arrêt du tabac reste donc une priorité".

Pour arrêter de fumer, rendez-vous sur Tabac Info Service : l’appli, le site web ou le numéro gratuit (39 89) !

Sources :

  • Communiqué de presse Santé Publique France
  • Communiqué de presse Heyme
  • Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire

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