vendredi , 25 septembre 2020
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Endométriose : bientôt reconnue comme affection de longue durée (ALD)?


Selon nos confrères de l’Agence de presse médicale (APM), le gouvernement envisagerait de reconnaître l’endométriose, cette maladie gynécologique chronique, comme Affection de longue durée (ALD). Le 29 juillet dernier, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a ainsi annoncé au Sénat avoir demandé le matin même aux services de son ministère d’évaluer cette option.

Pour les patientes atteintes, c’est-à-dire au moins une femme sur dix, il s’agirait d’une reconnaissance à la fois symbolique et institutionnelle. Car, pour une pathologie, le fait de figurer dans la liste des ALD implique que les frais de santé liés à la prise en charge de la maladie sont intégralement pris en charge. Or, l’endométriose, maladie pour laquelle on ne dispose toujours pas de traitement curatif, engendre beaucoup d’examens et de rendez-vous médicaux, ne serait-ce que pour poser le diagnostic (IRM, échographie, coelioscopie).

Complexe, l’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre hors de la cavité utérine. Chaque mois, ces morceaux d’endomètre localisés sur la vessie, le rectum, le diaphragme ou encore les ovaires vont saigner durant les menstruations, et entraîner des douleurs importantes, une infertilité, voire une invalidité. Pour limiter les dégâts, les patientes doivent souvent faire appel à la fois à la médecine allopathique, avec des traitements hormonaux (pilule en continu pour couper les cycles, ménopause artificielle, fécondation in vitro…), et aux médecines dites parallèles (phytothérapie, acupuncture, ostéopathie, mésothérapie…).

Les frais de santé engendrés par l’endométriose peuvent alors représenter une part conséquente du budget, que toutes les “endogirls” ne peuvent pas se permettre. Pour y faire face, nombre de femmes atteintes tentent d’obtenir l’ALD “hors liste”, souvent en vain.

Le 28 juillet dernier, l’association de lutte contre l’endométriose ENDOMind lançait une campagne intitulée “Faisons entrer l’endométriose dans la liste des ALD30”, soutenue par plus 250 parlementaires (sénateurs et députés). Ces derniers ont envoyé des lettres ouvertes à Olivier Véran afin de demander la reconnaissance de l’endométriose comme ALD. Inédite, cette grande mobilisation pourrait donc enfin aboutir, de quoi soulager les patientes au moins au niveau financier.

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