dimanche , 20 septembre 2020
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Et si on changeait la façon de prendre en charge l'obésité ?


Alors que le poids corporel est au coeur des préoccupations dans la lutte contre l’obésité, des médecins canadiens demandent à changer d’approche. A partir d’une étude parue sur le site Cmaj, Obésité Canada et l’Association canadienne des médecins et des chirurgiens bariatriques prônent une prise en charge globale de l’obésité

Perdre du poids n’est pas la seule réponse face à l’obésité

Après avoir étudié un demi million d’articles scientifiques, les médecins sont arrivés à la conclusion que réduire drastiquement le poids des personnes obèses n’était pas l’unique réponse face à cette maladie. A commencer par la difficulté que cette perte de poids représente… Pour eux, dire à un patient de maigrir et de "bouger plus" est simpliste et peu efficace sur le long terme. "Entre 75% et 85% de ceux qui perdent du poids vont le reprendre d’ici trois à quatre ans" précise l’un des chercheurs, docteur Tchernof.

Mais alors que conseillent-ils ? Il souhaitent arrêter de se focaliser uniquement sur l’indice de masse corporelle, aujourd’hui au coeur du processus médical. Et se ré-orienter vers d’autres paramètres : le taux de lipides sanguins, l’hypertension et le diabète, souvent associés à l’obésité. "Si ces paramètres là s’améliorent, alors l’objectif est atteint", soulignent les médecins.

Une prise en charge psychologique contre l’obésité est nécessaire

D’autre part, les chercheurs insistent sur le côté invalidant de la maladie, non seulement du point de vue physique, mais aussi psychologique. L’obésité est une maladie encore très stigmatisante et handicapante socialement. L’accompagnement psychologique devrait donc selon eux être un point clef de la prise en charge de l’obésité, en plus de l’attention portée sur l’activité physique.

En résumé, selon Obésité Canada, les patients devraient avoir une prise en charge plus globale. A savoir être suivis d’un point de vue nutritionnel, pharmacothépareutique mais aussi et surtout psychologique.

Si l’obésité est déjà reconnue en France comme une maladie chronique, ce qui permet notamment d’avoir un accès facilité vers la chirurgie bariatrique (réduction de l’estomac), ce n’est pas encore le cas au Canada. Alors qu’actuellement, les délais d’attente pour les chirurgies du traitement de la maladie sont très longs outre-Atlantique, les médecins estiment que cette reconnaissance aiderait à les réduire et à les rendre plus accessibles financièrement.

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