dimanche , 29 mars 2020
Accueil » Santé et Remise en forme » Factcheck coronavirus: le journal ou le chariot de supermarché peuvent-ils me contaminer? – Santé

Factcheck coronavirus: le journal ou le chariot de supermarché peuvent-ils me contaminer? – Santé

Faut-il prendre davantage de précautions avant de lire son journal ou quand on va faire ses courses ? Devient-on vraiment paranoïaques ou ces mesure d’hygiène strictes sont-elles justifiées pour se prémunir du coronavirus ? On fait le point.

Sans tomber dans la paranoïa, il est important au quotidien de prendre des mesures supplémentaires d’hygiène pour se prémunir du coronavirus. La règle élémentaire de base répétée à l’envie étant : « lavez-vous les mains« . Des études récentes, et notamment celle publiée dans la revue New England of Journal Medicine, avancent que le nouveau coronavirus peut survivre sur de l’acier pendant deux jours, 4 heures sur du cuivre. Sur le plastique, il y resterait jusqu’à trois jours, en fonction de la température et de l’humidité ambiante.

Sur le site mis en place par les autorités fédérales à la question « Combien de temps survit le coronavirus sur les surfaces et matériaux lisses, et peut-on être contaminé par ce biais ? », on peut lire :

« En moyenne, le coronavirus survit environ 3 heures sur des surfaces et matériaux lisses (comme des poignées de porte, rampes d’escalier, tables…). Toute personne qui introduit des gouttelettes de virus par les mains dans sa bouche, son nez ou ses yeux peut être contaminée par le virus. Il est important de se laver les mains régulièrement et soigneusement après avoir été en contact avec des surfaces qui sont touchées par beaucoup de personnes. En désinfectant une surface, les particules de virus sont éliminées. Le virus ne peut pas survivre longtemps sur les matériaux absorbants (comme du carton, papier, textile…).

« Il est vrai que des tests en laboratoire ont montré que le virus a été trouvé sur du plastique dans des conditions parfaites après 72 heures« , déclare Leen Delang, virologue de la KULeuven au journal flamand Het Nieuwsblad. « Mais ce n’était qu’un millième de plus que ce qu’il y avait dessus. Beaucoup trop peu pour provoquer une infection. Dans le cas de l’acier, après 48 heures, il s’agissait aussi d’un millième de traces du virus. Et dans le cas du carton, après trois à quatre heures, il s’agissait de la moitié. Après 24 heures, il n’y avait plus rien du tout. »

Elle précise : « Ici, nous parlons d’un test en laboratoire dans des circonstances idéales. Un colis passe par des températures variables pendant sa livraison. A un endroit, il est aussi un peu plus humide qu’à un autre. Ce qui peut également raccourcir la durée de vie du virus.« 

Le journal et le courrier déposés par le facteur peuvent-ils être contaminés ?

La virologue Leen Delang explique : « On ne sait pas encore combien de temps le virus reste sur le papier. Mais si on le compare au carton, il aura complètement disparu au bout de 24 heures.« 

De là à attendre avant de lire son journal ? Les facteurs et le personnel des imprimeries malades ne sont pas autorisés à travailler. Si une personne malade mais asymptomatique a touché le courrier en question, il y a très peu de risques que les documents soient contaminés. Un conseil toutefois : ne pas lire la gazette en mangeant, à la table à manger, mais plutôt dans son canapé. Et ceci, plus par tranquillité d’esprit que par peur de contagion.

Faut-il attendre quelques jours avant d’ouvrir un colis ?

La même règle prévaut pour les colis que celle concernant le courrier et le journal : le virus ne tient pas très longtemps sur le carton. Pour éviter le maximum de risques, il est conseillé de jeter le carton directement après l’avoir ouvert et de se laver les mains.

© getty

Peut-on être infecté en touchant un chariot de supermarché ?

La règle de base à respecter est de ne pas se toucher le visage au supermarché. Dès qu’on est rentré à la maison, il est impératif de se laver les mains.

Porter des gants pour aller faire ses courses, n’a aucun sens car ces gants sont tout aussi sales que les mains, à cause, entre autres, des différentes surfaces et objets touchés dans le magasin. On le répète : se laver les mains en partant et en rentrant du supermarché (et plusieurs fois par jour) est primordial.

Peut-on ranger les produits alimentaires directement en rentrant ou mieux vaut ne pas y toucher pendant quelques heures ?

Mieux vaut tout ranger directement dans les armoires et le frigo. Les risques sont en effet minimes que le virus soit transmis en touchant un caddy infecté et en touchant ensuite une brique de lait ou une cannette de bière et en mettant finalement ses mains au visage.

Benoît Ramacker, le porte-parole de la Cellule de Crise a spécifié il y a quelques jours que le risque de contamination indirecte, quand il y a un contact avec des objets, avait été identifié comme quasi nul par les différents organismes internationaux de santé.

Les données scientifiques semblent toutefois encore insuffisantes en la matière pour parler de véritable risque zéro. Les experts n’ont pas encore eu le temps d’analyser le virus dans son environnement. « Lorsqu’il se retrouve dans l’air ou sur des surfaces, on ignore s’il garde sa capacité de contagiosité« , tempère de son côté Yves Coppieters, professeur à l’Ecole de santé publique (ULB).

Par extrême prudence ou tranquillité d’esprit, une fois revenus à la maison, les emballages des produits achetés peuvent être nettoyés avec un chiffon imbibé d’alcool à 70° ou de liquide vaisselle car « les coronavirus sont sensibles aux substances qui dissolvent les graisses, tels que les alcools ou agents de surface contenus dans les savons et les détergents pour vaisselle. […] Il est donc très probable que ces substances endommagent la surface du virus et le rendent inactif, » indique l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR).

© iStock

Qu’en-est-il des fruits et légumes en vrac ?

Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) le nouveau coronavirus ne se transmet pas par l’alimentation. « Bien que des animaux en Chine soient la source probable de l’infection initiale, le virus se transmet à présent d’une personne à l’autre – principalement par l’intermédiaire des gouttelettes respiratoires lorsque les gens éternuent, toussent ou expirent », indique l’institution.

Il n’existe actuellement aucune directive de l’OMS sur la transmissibilité du virus par les légumes ou les fruits. Pour la plupart des légumes achetés en grande surface ou chez le maraîcher, il n’y a pas de problème quand ils sont cuits, à l’eau, au four ou à la vapeur. L’Anses rappelle également qu’un passage au four à « 63°C pendant 4 minutes permet de diviser par 10.000 la contamination d’un produit alimentaire ».

Il est conseillé de bien rincer à l’eau, voire, mieux au bicarbonate de soude, les légumes et les fruits crus. Et de les éplucher. Pensez également à retirer les « couches » extérieures de la salade ou du chou.

Après s’être baladé, est-il conseillé d’enlever ses chaussures et ses vêtements ?

« Le virus se déplace à travers des gouttelettes, la plupart des personnes sont infectées par contact avec d’autres personnes. Mais le virus ne reste pas en suspension dans l’air lorsque vous vous promenez dehors, et encore moins lorsqu’il est sur vos chaussures « , explique la virologue. En règle général, il est conseillé de se déchausser à la maison, les chaussures étant vecteurs de nombreuses saletés et bactéries.

Dois-je laver tous mes vêtements à 60 degrés et attendre deux jours avant de les mettre ?

Pour les personnes qui travaillent dans une maison de soins, par exemple, ou en contact avec une personne qui tousse, la virologue recommande de laver ses vêtements. « Mais pour le reste, il n’y a aucune raison d’attendre deux jours avant d’enfiler un pull. Bien sûr, il faut laver les serviettes pour sécher les mains à 60 degrés Celsius. Mais je suppose que tout le monde le sait ».

Dois-je avoir des cotons-tiges dans ma poche pour appuyer sur les boutons d’un distributeur ?

« Un distributeur automatique de billets n’est, en effet, pas nettoyé très souvent. Vous pouvez utiliser des cotons-tiges pour appuyer sur ces boutons. Mais autant ne pas se toucher le visage après avoir appuyé sur ces appareils et se laver les mains d’abord« , explique la virologue.

Les moyens de paiement évitant les contacts sont à privilégier, soit idéalement la carte bancaire sans contact, sur laquelle l’option est activée, avec un maximum de 20 ou 30 euros par règlement.

Quant à la technique de se « protéger » avec la manche de son pull ou avec son écharpe pour pousser une porte ou appuyer sur les boutons d’un ascenseur, elle n’est pas non plus la panacée car elle ne fait que multiplier les zones potentiellement infectées.

Sans tomber dans la paranoïa, il est important au quotidien de prendre des mesures supplémentaires d’hygiène pour se prémunir du coronavirus. La règle élémentaire de base répétée à l’envie étant : « lavez-vous les mains ». Des études récentes, et notamment celle publiée dans la revue New England of Journal Medicine, avancent que le nouveau coronavirus peut survivre sur de l’acier pendant deux jours, 4 heures sur du cuivre. Sur le plastique, il y resterait jusqu’à trois jours, en fonction de la température et de l’humidité ambiante.Sur le site mis en place par les autorités fédérales à la question « Combien de temps survit le coronavirus sur les surfaces et matériaux lisses, et peut-on être contaminé par ce biais ? », on peut lire : « En moyenne, le coronavirus survit environ 3 heures sur des surfaces et matériaux lisses (comme des poignées de porte, rampes d’escalier, tables…). Toute personne qui introduit des gouttelettes de virus par les mains dans sa bouche, son nez ou ses yeux peut être contaminée par le virus. Il est important de se laver les mains régulièrement et soigneusement après avoir été en contact avec des surfaces qui sont touchées par beaucoup de personnes. En désinfectant une surface, les particules de virus sont éliminées. Le virus ne peut pas survivre longtemps sur les matériaux absorbants (comme du carton, papier, textile…). »Il est vrai que des tests en laboratoire ont montré que le virus a été trouvé sur du plastique dans des conditions parfaites après 72 heures », déclare Leen Delang, virologue de la KULeuven au journal flamand Het Nieuwsblad. « Mais ce n’était qu’un millième de plus que ce qu’il y avait dessus. Beaucoup trop peu pour provoquer une infection. Dans le cas de l’acier, après 48 heures, il s’agissait aussi d’un millième de traces du virus. Et dans le cas du carton, après trois à quatre heures, il s’agissait de la moitié. Après 24 heures, il n’y avait plus rien du tout. » Elle précise : « Ici, nous parlons d’un test en laboratoire dans des circonstances idéales. Un colis passe par des températures variables pendant sa livraison. A un endroit, il est aussi un peu plus humide qu’à un autre. Ce qui peut également raccourcir la durée de vie du virus. »La virologue Leen Delang explique : « On ne sait pas encore combien de temps le virus reste sur le papier. Mais si on le compare au carton, il aura complètement disparu au bout de 24 heures. »De là à attendre avant de lire son journal ? Les facteurs et le personnel des imprimeries malades ne sont pas autorisés à travailler. Si une personne malade mais asymptomatique a touché le courrier en question, il y a très peu de risques que les documents soient contaminés. Un conseil toutefois : ne pas lire la gazette en mangeant, à la table à manger, mais plutôt dans son canapé. Et ceci, plus par tranquillité d’esprit que par peur de contagion. La même règle prévaut pour les colis que celle concernant le courrier et le journal : le virus ne tient pas très longtemps sur le carton. Pour éviter le maximum de risques, il est conseillé de jeter le carton directement après l’avoir ouvert et de se laver les mains. La règle de base à respecter est de ne pas se toucher le visage au supermarché. Dès qu’on est rentré à la maison, il est impératif de se laver les mains. Porter des gants pour aller faire ses courses, n’a aucun sens car ces gants sont tout aussi sales que les mains, à cause, entre autres, des différentes surfaces et objets touchés dans le magasin. On le répète : se laver les mains en partant et en rentrant du supermarché (et plusieurs fois par jour) est primordial.Mieux vaut tout ranger directement dans les armoires et le frigo. Les risques sont en effet minimes que le virus soit transmis en touchant un caddy infecté et en touchant ensuite une brique de lait ou une cannette de bière et en mettant finalement ses mains au visage. Benoît Ramacker, le porte-parole de la Cellule de Crise a spécifié il y a quelques jours que le risque de contamination indirecte, quand il y a un contact avec des objets, avait été identifié comme quasi nul par les différents organismes internationaux de santé. Les données scientifiques semblent toutefois encore insuffisantes en la matière pour parler de véritable risque zéro. Les experts n’ont pas encore eu le temps d’analyser le virus dans son environnement. « Lorsqu’il se retrouve dans l’air ou sur des surfaces, on ignore s’il garde sa capacité de contagiosité », tempère de son côté Yves Coppieters, professeur à l’Ecole de santé publique (ULB).Par extrême prudence ou tranquillité d’esprit, une fois revenus à la maison, les emballages des produits achetés peuvent être nettoyés avec un chiffon imbibé d’alcool à 70° ou de liquide vaisselle car « les coronavirus sont sensibles aux substances qui dissolvent les graisses, tels que les alcools ou agents de surface contenus dans les savons et les détergents pour vaisselle. […] Il est donc très probable que ces substances endommagent la surface du virus et le rendent inactif, » indique l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR).Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) le nouveau coronavirus ne se transmet pas par l’alimentation. « Bien que des animaux en Chine soient la source probable de l’infection initiale, le virus se transmet à présent d’une personne à l’autre – principalement par l’intermédiaire des gouttelettes respiratoires lorsque les gens éternuent, toussent ou expirent », indique l’institution.Il n’existe actuellement aucune directive de l’OMS sur la transmissibilité du virus par les légumes ou les fruits. Pour la plupart des légumes achetés en grande surface ou chez le maraîcher, il n’y a pas de problème quand ils sont cuits, à l’eau, au four ou à la vapeur. L’Anses rappelle également qu’un passage au four à « 63°C pendant 4 minutes permet de diviser par 10.000 la contamination d’un produit alimentaire ».Il est conseillé de bien rincer à l’eau, voire, mieux au bicarbonate de soude, les légumes et les fruits crus. Et de les éplucher. Pensez également à retirer les « couches » extérieures de la salade ou du chou. « Le virus se déplace à travers des gouttelettes, la plupart des personnes sont infectées par contact avec d’autres personnes. Mais le virus ne reste pas en suspension dans l’air lorsque vous vous promenez dehors, et encore moins lorsqu’il est sur vos chaussures « , explique la virologue. En règle général, il est conseillé de se déchausser à la maison, les chaussures étant vecteurs de nombreuses saletés et bactéries. Pour les personnes qui travaillent dans une maison de soins, par exemple, ou en contact avec une personne qui tousse, la virologue recommande de laver ses vêtements. « Mais pour le reste, il n’y a aucune raison d’attendre deux jours avant d’enfiler un pull. Bien sûr, il faut laver les serviettes pour sécher les mains à 60 degrés Celsius. Mais je suppose que tout le monde le sait ». »Un distributeur automatique de billets n’est, en effet, pas nettoyé très souvent. Vous pouvez utiliser des cotons-tiges pour appuyer sur ces boutons. Mais autant ne pas se toucher le visage après avoir appuyé sur ces appareils et se laver les mains d’abord », explique la virologue. Les moyens de paiement évitant les contacts sont à privilégier, soit idéalement la carte bancaire sans contact, sur laquelle l’option est activée, avec un maximum de 20 ou 30 euros par règlement.Quant à la technique de se « protéger » avec la manche de son pull ou avec son écharpe pour pousser une porte ou appuyer sur les boutons d’un ascenseur, elle n’est pas non plus la panacée car elle ne fait que multiplier les zones potentiellement infectées.




Première apparition