mercredi , 15 juillet 2020
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La myopie, conséquence collatérale du confinement ?


Dans le cadre du télétravail, mais aussi de cours en lignes, ou de nos loisirs, les écrans ont fait (ou font toujours) partie intégrante de cette période de confinement inédite. Selon un sondage OpinionWay, réalisé début mai, 60% des Français ont augmenté le temps passé devant leurs divers écrans. Une dépendance assumée par 73 % des sondés. 

Certains ont fait voler en éclats les temps de pause conseillés, en dépit de la gêne ressentie. D’autres ont pris l’habitude de se s’approcher trop près de leurs écrans, ou de les consulter dans l’obscurité. Autant de comportements qui induisent aujourd’hui des difficultés à voir, ou lire, de loin. Un mauvais présage, que relève l’Association pour l’Amélioration de la Vue (AsnaV). 

Dans un communiqué publié dimanche 24 mai, elle déplore « une évolution exponentielle » de la myopie dans le monde occidental. « L’utilisation intensive de la vision de près et le manque d’exposition à la lumière naturelle, à cause des écrans justement, sont deux facteurs identifiés de son développement », précise-t-elle. Et d’ajouter : « on est au stade de l’épidémie (de myopie) et cela risque encore d’augmenter ».

Préserver sa santé visuelle : les bons réflexes

L’an dernier, 58 % des Français déclaraient avoir ressenti des troubles visuels à cause du temps consacré aux écrans. Et ce chiffre atteint 75 % chez les 16 – 24 ans. Mais « il est encore temps de sauver les jeunes générations », indique l’AsnaV, précisant que plus d’1 million de 16 – 24 ans n’ont jamais consulté un ophtalmologiste.

En cas d’inconfort, ou de gêne, pour éliminer l’hypothèse d’une myopie (ou de tout autre trouble oculaire), l’association recommande de passer d’urgence un contrôle visuel ou un simple test, afin d’éviter que la situation ne s’aggrave. 

« Que ce soit pour un bilan médical, un test de vue, un renouvellement de lunettes ou de lentilles de contact ou une rééducation orthoptique, placez la santé de vos yeux en tête de vos priorités post confinement », insiste l’AsnaV.

Des gestes de prévention simples permettent aussi de protéger nos yeux en cette période : 

Bien s’installer face à son écran 

La distance idéale étant « 1,5 fois la diagonale de l’écran, quel qu’il soit ». Par exemple, face à une télévision de 82 cm, on doit se trouver à environ 1,30 m de l’écran. « L’œil doit être à hauteur du centre de l’écran » (on ne s’assoit donc pas par terre).

Ne jamais utiliser un écran dans le noir

« La lumière artificielle doit être de même niveau de luminosité que celle émise par l’écran et placée à moins de 3 mètres. La lumière naturelle des fenêtres doit provenir de façon perpendiculaire à l’écran. »

Faire des pauses régulièrement

Que l’on soit devant son ordinateur en train de travailler ou devant sa télévision en train de jouer aux jeux vidéo, il convient de « consacrer environ 10 % du temps passé sur écran au repos de ses yeux ». Par exemple : une partie de jeu vidéo d’1h30 doit être suivie d’une pause de 10 minutes. 

Éteindre les écrans une heure avant le coucher

Afin de ne pas compromettre l’endormissement, il faut également veiller à éteindre les écrans, 1 heure au moins avant le coucher. Particulièrement les smartphones et tablettes, émetteurs de lumière bleue. À noter : il s’agit bien de faire un pause visuelle. « On ne quitte donc pas son écran pour un autre !« 

Toujours porter ses lunettes de vue 

« Qu’elles soient prescrites pour corriger un trouble de la vue ou pour soulager ses yeux, face aux écrans, les lunettes doivent être portées en permanence », insiste l’AsnaV. Elle rappelle également qu’il ne faut pas  attendre de ressentir un trouble (picotement, larmoiement, maux de tête…) avant de les mettre.  Par ailleurs, le port de lentilles de contact n’est toujours pas recommandé dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. 

Ne pas négliger le port de lunettes de soleil 

Deux facteurs sont à prendre en compte pour protéger ses yeux : la luminosité « qui provoque l’éblouissement » et le rayonnement ultraviolet « qu’il est impossible de détecter ». Avec le retour des beaux jours, nos yeux peuvent avoir du mal à supporter l’ensoleillement. (D’autant que le confinement a, pour certain, réduit l’exposition à la lumière naturelle). Il est donc essentiel de se munir de lunettes de soleil en ce début de printemps, « où le soleil poursuit son ascension avec intensité jusqu’au jour du solstice d’été, aux alentours du 20 juin ». 

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