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La nature, oui, mais à quelle dose ?


Elle réduit le risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de décès et de naissances prématurés, de stress et d’hypertension artérielle. La nature est aussi bonne pour le corps que pour l’esprit, notamment parce qu’elle élargit notre perception de l’espace et réduit ainsi notre impulsivité. Mais combien de temps passé au contact des espaces verts suffit-il pour nous faire ressentir tous ces bienfaits ? À partir de 120 minutes par semaine, répondent les chercheurs de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni).

Dans une étude publiée dans la revue Nature le 13 juin, ils estiment en effet que deux heures toutes les semaines de promenades au grand air – que ce soit dans les espaces verts situés en zone urbaine, dans les bois, la campagne ou la plage – suffisent à se sentir mieux.

À partir de 2 heures par semaine

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques se sont appuyés sur les réponses de près de 20 000 britanniques, participants à l’enquête "Monitor of Engagement with the Natural Environment" entre 2014 et 2016. Ils devaient y renseigner leur état de santé physique et mentale, ainsi que le temps passé dans un environnement naturel au cours de la semaine précédente. Les chercheurs ont finalement découvert que les personnes s’étant mises au vert moins de deux heures en sept jours ne se disaient pas en meilleure santé. Par contre, à partir de 120 minutes (soit près de 20 minutes par jour), les participants constataient la différence.

"120 minutes de nature par semaine pourrait représenter une sorte de ‘seuil’ en dessous duquel le contact avec la nature est insuffisant pour produire des bénéfices en terme de santé et de bien-être mais au-delà duquel ces bénéfices se font sentir", expliquent les auteurs de l’étude. Et les résultats s’appliquent à tous : hommes comme femmes, enfants comme seniors, personnes souffrant d’une maladie ou en pleine santé… Le temps passé au contact de la nature peut aussi être continu ou fractionné. "Deux heures par semaine est, espérons-le, un objectif réaliste pour un grand nombre, d’autant plus qu’il peut être réparti sur une semaine entière pour en tirer profit", résument-ils.

Le point de départ à des recommandations

Comment expliquer ces effets positifs des espaces verts ? Selon les chercheurs, les raisons sont nombreuses. D’abord, la nature permet de réduire le stress, et est associée à de bons moments passés entre amis ou en famille. Le temps passé à son contact est également un marqueur indirect de l’activité physique.

De plus amples recherches seront nécessaires "pour comprendre l’impact des différentes activités réalisées, ainsi que l’effet de la qualité de l’environnement et de la signification personnelle du lieu naturel", notent les chercheurs. Mais leurs résultats constituent "un point de départ important pour formuler des recommandations simples". Une précédente étude avait déjà démontré que cinq minutes par jour suffisent à booster son moral et ressentir des effets positifs.

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