vendredi , 11 décembre 2020
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La traçabilité des nanomatériaux n'est pas suffisante selon l'Anses


Ils sont partout. Dans nos cosmétiques, nos aliments, les emballages, nos bâtiments ou encore nos médicaments et nos voitures… Les nanomatériaux permettent aux industriels de donner une certaine taille aux produits, d’orienter leur morphologie ou encore leur texture. Mais d’où viennent-ils ? Quels sont les risques sanitaires qui leur sont associés ? Quelques inconnues persistent. C’est pour cette raison que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (l’Anses) gère un registre baptisé "R-Nano". Sauf, qu’il n’a pas encore fait ses preuves…

Il s’agit d’un dispositif national qui oblige les industriels à déclarer l’utilisation de nanomatériaux. Cela permet d’établir une traçabilité des filières d’utilisation et petit à petit de combler le manque de connaissances des effets de ces nanoparticules sur la santé et l’environnement.

Des déclarations inexploitables en grande partie

Entre 2013 et 2017, 52 000 déclarations ont été faites en ce sens. Pour une quantité et une diversité de nanomatériaux très importante (plus de 400 000 tonnes par an souligne l’Anses). Cela dit, ce n’est pas suffisant, car 90% des données de ces produits ne sont pas exploitables, "10 % seulement renseignent correctement leur usage", pointe l’Agence. Ce qui s’expliquerait pas des déclarations qui manquent d’exigence et trop de dérogations accordées aux déclarants.

Pour renforcer l’étude des nanomatériaux, l’Anses souhaite modifier les conditions de déclarations. L’obligation, qui ne repose pas actuellement sur tous les acteurs de la chaîne (depuis la fabrication jusqu’à la commercialisation) serait étendue. Idem pour les particules venant de l’étranger. Ils souhaitent aussi élargir le critère de taille des nanomatériaux pour obtenir davantage de données. Dans un second temps, l’Agence veut rendre ces données plus largement disponibles.

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