jeudi , 24 septembre 2020
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Le cancer de la vessie, encore trop méconnu par les Français (sondage)


Deuxième cancer de l’appareil urinaire le plus fréquent en France, après celui de la prostate, le cancer de la vessie s’avère particulièrement méconnu par les Français. C’est en tout cas ce qui ressort d’un sondage Opinion Way pour l’Alliance Merck-Pfizer en partenariat avec l’association de patients Cancer Vessie France les Zuros. Mené en juin 2020 auprès d’un échantillon de 1 056 personnes de 18 ans et plus, représentatif de la population française, ce sondage révèle que les symptômes et facteurs de risque du cancer de la vessie sont largement méconnus de la grand majorité de la population.

Ainsi, si 13 % des Français interrogés se déclarent touchés de près ou de loin par le cancer de la vessie, seuls 28 % disent savoir très bien de quel type de cancer il s’agit. 

Plus étonnant encore, l’enquête révèle qu’un quart des sondés ne sont pas en mesure de citer des symptômes de ce cancer qui touche pourtant 13 000 nouvelles personnes par an, dont 81% d’hommes. Le symptôme le plus connu est la présence de sang dans les urines, symptôme aussi appelé hématurie macroscopique, cité par 58% des répondants. 

D’autres symptômes clés associés à un potentiel cancer de la vessie sont en revanche bien mal identifiés par les Français : les envies fréquentes d’uriner n’ont été citées que par 33% des sondés, et les brûlures au cours de la miction par 27% d’entre eux. Notons que ces dernières peuvent être confondues avec les symptômes d’une infection urinaire, ou cystite. “Ces signes sont à prendre au sérieux en vous référant à votre médecin généraliste qui investiguera ou vous orientera vers un urologue”, a commenté Frédérickj Merlier, Président de l’association Cancer Vessie France les Zuros.

Côté facteurs de risque, les Français ne sont visiblement pas non plus au point, puisque les infections urinaires récurrentes sont citées comme étant la première cause de développement d’un cancer de la vessie, alors que c’est le tabac qui est le facteur principal de développement de ce cancer et de ses complications. Il n’a été cité qu’en deuxième position par les sondés. Parmi les autres facteurs de risque, on trouve le fait d’être exposé à certains agents chimiques au niveau professionnel, d’avoir eu un traitement par radiothérapie au niveau du bas-ventre, un traitement pour une tumeur de l’uretère ou du bassin du rein, ou encore une chimiothérapie à base de cyclophosphamide. 

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