samedi , 25 janvier 2020
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Le désir au masculin – Planete sante

De nombreux ouvrages traitent du désir sexuel. Et pourtant, les scientifiques ne connaissent qu’une partie des éléments qui le déclenchent. L’une des difficultés étant qu’il est impossible de le mesurer objectivement. Il a beau être universel, il reste difficile à définir. Le désir étant un ressenti, il s’agit donc d’un processus très subjectif qui dépend de facteurs psychiques, physiques, cognitifs, émotionnels, relationnels et sociaux. Ceux-ci changent et évoluent avec le temps, au gré des rencontres et des expériences sexuelles.

Le désir charnel s’active aussi par des phénomènes non conscients, de manière automatique, en présence de sa/son partenaire ou de stimuli spécifiques. Cela à diverses occasions, de multiples façons, variables d’une personne à l’autre: un regard, la vue d’un corps dénudé, un souvenir, un parfum ou une odeur corporelle, un fantasme qu’on souhaite réaliser ou pas, une situation ou un événement particulier, une rencontre, des mots, des images, un film, un geste, une émotion, un objet symbolique, un comportement, une mélodie, un rayon de soleil sur sa peau…

Les spécificités du désir masculin

Le cliché de la femme romantique et de l’homme « animal » cédant à ses pulsions sexuelles est encore très répandu. Il est certes prouvé que la première a souvent davantage besoin d’un contexte émotionnel agréable que le second pour faire naître son désir sexuel et l’envie de passer à l’acte. Néanmoins, un certain nombre d’hommes ont tout autant besoin de romantisme, d’un environnement calme, de se sentir désirables e désirés, d’être aimés, etc., pour que leur désir s’éveille et qu’ils puissent vivre des rapports sexuels satisfaisants. D’ailleurs, l’intimité et la tendresse sont aujourd’hui souvent réclamées par les femmes, qui veulent que leur partenaire soit doux, attentionné et n’hésite pas à montrer son « côté féminin ». Néanmoins, cette forme de sensibilité reste souvent dissimulée par certains hommes, par crainte qu’on ne mette en doute leur « virilité » et détecte ce que d’autres considèrent toujours comme d’inadmissibles « faiblesses ».

L’hormone de la sexualité

Loin de tout érotisme, la médecine décrit le désir sexuel (féminin et masculin) comme l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des pensées/fantasmes sexuels et du désir d’activité sexuelle. Il s’agit d’une expérience subjective, apparaissant comme un élan intérieur, ou une intention sexuelle pouvant pousser une personne à rechercher, à initier une expérience et/ou une stimulation sexuelle, ou à se montrer réceptif et répondre à une stimulation sexuelle initiale du partenaire ou d’une autre source.

Chez l’homme comme chez la femme, la testostérone est l’une des hormones clé dans le déclenchement du désir et le comportement sexuel. Elle est produite dans les testicules, les ovaires et les glandes surrénales. Au-delà de son effet sur le corps (masse musculaire, spermatogenèse, pilosité, etc.), cette hormone joue un rôle important tant dans la sexualité que dans l’agressivité, la motivation et le comportement. Présente en quantité suffisante, la testostérone contribue à la naissance d’impressions érotiques, de fantasmes sexuels, puis de sensations physiques dans les zones érogènes, chez les deux sexes.

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Adapté de J’ai envie de comprendre… Ma sexualité (homme), de Ellen Weigand, en collaboration avec Francesco Bianchi-Demicheli, Ed. Planète Santé, 2016.

Paru dans Planète Santé magazine N° 36 – Décembre 2019


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