mercredi , 27 mai 2020
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Le laboratoire américain Moderna presse l’Europe de commander son vaccin expérimental – Santé

La société américaine de biotechnologie Moderna, qui a annoncé des résultats encourageants pour son vaccin expérimental contre le nouveau coronavirus, a appelé mardi les États européens à passer commande rapidement, les délais de livraisons variant « de 6 à 9 mois ».

« Là où j’ai besoin d’aide des gouvernements européens – que je n’ai pas encore reçue à ce jour -, c’est de passer des commandes », a pressé Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, sur BFMTV.

« Il faut à peu près six à neuf mois entre le moment où on reçoit une commande et le moment où on est capable de fournir les vaccins: il faut acheter les matières premières, les machines, embaucher des collaborateurs et les former », a-t-il dit.

Et d’ajouter que « chaque jour qu’on passe sans avoir de commande de gouvernements européens, c’est un jour où le lancement du vaccin en Europe sera retardé« . L’efficacité de ce vaccin expérimental, « on la saura à l’automne, une fois qu’on aura fait une (étude) Phase III », a détaillé M. Bancel.

« Dans le scénario le plus optimiste, si tout se passe bien – et il y a 50 raisons pour qu’il y ait des retards – (…) il n’est pas impossible du tout que sur la période octobre-novembre » la société ait assez de données pour juger de l’efficacité de ce vaccin et ainsi pourvoir déposer un dossier aux agences réglementaires en Europe et aux États-Unis, a-t-il expliqué.

Aux États-Unis, l’approbation pourrait prendre « quelques semaines au lieu de prendre six mois« , dans le cadre d’une procédure accélérée, a ajouté M. Bancel, dont la société a annoncé récemment un partenariat avec le géant Lonza pour fabriquer jusqu’à un milliard de doses par an. « On va être totalement capable de fournir le marché américain », et l’Europe sera approvisionnée à partir d’un site situé en Suisse, a-t-il dit.

« Là où j’ai besoin d’aide des gouvernements européens – que je n’ai pas encore reçue à ce jour -, c’est de passer des commandes », a pressé Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, sur BFMTV. « Il faut à peu près six à neuf mois entre le moment où on reçoit une commande et le moment où on est capable de fournir les vaccins: il faut acheter les matières premières, les machines, embaucher des collaborateurs et les former », a-t-il dit. Et d’ajouter que « chaque jour qu’on passe sans avoir de commande de gouvernements européens, c’est un jour où le lancement du vaccin en Europe sera retardé ». L’efficacité de ce vaccin expérimental, « on la saura à l’automne, une fois qu’on aura fait une (étude) Phase III », a détaillé M. Bancel. « Dans le scénario le plus optimiste, si tout se passe bien – et il y a 50 raisons pour qu’il y ait des retards – (…) il n’est pas impossible du tout que sur la période octobre-novembre » la société ait assez de données pour juger de l’efficacité de ce vaccin et ainsi pourvoir déposer un dossier aux agences réglementaires en Europe et aux États-Unis, a-t-il expliqué. Aux États-Unis, l’approbation pourrait prendre « quelques semaines au lieu de prendre six mois », dans le cadre d’une procédure accélérée, a ajouté M. Bancel, dont la société a annoncé récemment un partenariat avec le géant Lonza pour fabriquer jusqu’à un milliard de doses par an. « On va être totalement capable de fournir le marché américain », et l’Europe sera approvisionnée à partir d’un site situé en Suisse, a-t-il dit.


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