mercredi , 23 octobre 2019
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Le mois de la sensibilisation au cancer du sein est lancé

Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées hier au parc Maisonneuve pour marquer le coup d’envoi du mois de la sensibilisation au cancer du sein.

Thomas DufourThomas Dufour
La Presse

Pour la treizième année, Mitsou Gélinas tenait le rôle de porte-parole. Guy A. Lepage, Marina Orsini, Ima et Jonas se sont produits sur scène pour l’occasion.

« Les gens ont été actifs et ont ramassé de l’argent, maintenant, on leur offre un cadeau pour les remercier », a indiqué Mitsou.

La Fondation cancer du sein du Québec (FCSQ), qui organisait l’évènement, a ramassé 106 000 $ ces derniers mois avec sa campagne La virée rose. L’objectif : parcourir le plus de kilomètres possible (en vélo, à pied, en canot, etc.) tout en amassant des fonds. Les participantes avaient plusieurs options de distances : 75, 250, 500 ou 1000 kilomètres.

« L’évènement est motivant, c’est positif », explique Anne-Marie Lavoie, récemment rétablie d’un cancer du sein. Elle a parcouru 500 km dans le cadre de la collecte de fonds.

À l’aube du mois de la sensibilisation au cancer du sein, Mme Lavoie croit qu’il est important pour les femmes de « s’écouter ». La quarantenaire a découvert son cancer par hasard après un entraînement.

Faire tomber les tabous

Mitsou partageait la scène avec la chanteuse Lulu Hugues, qui combat actuellement un cancer du sein. Cette dernière souhaite briser les tabous et a décidé d’arborer fièrement les cheveux rasés. « [Mistou et les autres musiciens] m’ont dit d’enlever ma casquette, qu’ils n’allaient pas me juger, indique Lulu Hugues. Hier, j’ai fait ma première apparition à la télévision en coco. »

Le message qu’elle veut livrer est simple : « La vie continue, tu peux continuer à chanter, tu peux continuer à faire ce que tu aimes. »

Les mentalités ont beaucoup évolué ces dernières années, selon Mitsou Gélinas. « Tout a changé : quand j’ai commencé, c’était gênant pour les femmes et les hommes de l’annoncer à leur patron. Maintenant, il y a un mouvement d’entraide qui a remplacé la honte. »

Mais il y a encore du travail à faire, selon Émilie Péru, directrice du marketing et des communications pour la FCSQ. « En 2019, au Québec, il y a encore des gens qui pensent que c’est un cancer facile », explique-t-elle.

L’exercice physique mis de l’avant

La FCSQ souhaite mettre de l’avant le sport et les saines habitudes de vie. « L’activité physique réduit les chances de développer le cancer du sein de 28 % », indique Nathalie Bolduc, conseillère en génétique à la fondation.

Plusieurs regroupements sportifs étaient présents hier à l’évènement. Un groupe de femmes pratiquant le bateau-dragon était sur place pour profiter du concert. Les pagayeuses ont été aux prises avec un cancer du sein. Elles se réunissent toutes les semaines à bord de la longue embarcation qu’elles font avancer à coups de rames.


Première apparition