lundi , 1 juin 2020
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Le syndrome de l’essuie-glace : la pathologie du coureur


Le syndrome de l’essuie-glace touche particulièrement les coureurs à pied, les cyclistes et les footballeurs.

« Il se manifeste par une douleur de la face externe du genou, en raison d’une inflammation du tendon du muscle tenseur du fascia lata – muscle stabilisateur qui part de la hanche et va jusqu’au genou – et due à un frottement à chaque mouvement de flexion du genou », explique Simon Plinet, ostéopathe.

Syndrome de l’essuie-glace : quelle prévention ?

Il faut agir à plusieurs niveaux :

  • Les chaussures : « il faut prendre en compte ses appuis en varus ou en valgus lors de l’achat d’une paire de chaussures afin qu’elle soit adaptée à la morphologie, conseille l’ostéopathe. Et, bien sûr, avoir des chaussures qui ont un bon amorti. » Il faut aussi penser à les renouveler régulièrement : « tous les ans minimum pour les coureurs occasionnels, plus souvent pour les coureurs réguliers », conseille Simon Plinet.
  • L’hydratation : pour avoir une bonne élasticité, les tendons ont besoin d’être bien hydratés, d’où l’importance d’avoir toujours une gourde sur soi quand on fait du sport. « Il faut penser à boire quelques gorgées d’eau toutes les 10 minutes environ », conseille l’ostéopathe.
  • L’entraînement : ce dernier doit être adapté et reposer sur la règle de la ‘non-douleur’. «  Mieux vaut donc fractionner son entraînement en deux fois 20 à 30 minutes plutôt qu’une heure », suggère l’ostéopathe.
  • Vérifier l’absence de contraintes posturales biomécaniques :  il est important que toutes les articulations fonctionnent correctement afin que les muscles et les tendons soient moins sollicités. « Une séance d’ostéopathie permet de vérifier ce qui se passe au niveau des chevilles, des hanches, du dos… afin qu’il n’y ait pas de zones de tension risquant d’augmenter l’impact au niveau des tendons », précise Simon Plinet.

Comment se remettre à courir après un accouchement

Dès l’apparition de la douleur, « appliquer de la glace placée auparavant dans un linge propre, et cesser l’activité sportive », conseille l’ostéopathe. On peut aussi appliquer sur le genou un cataplasme d’argile verte deux fois par jour pendant 2 à 3 jours ou du baume du tigre blanc pour réduire l’inflammation.

Syndrome de l’essuie-glace et ostéopathie

« L’ostéopathie permet de drainer pour résorber l’inflammation, et d’agir sur la zone qui peut être fibrosée afin de retrouver de la souplesse et de l’élasticité au niveau du tendon », précise Simon Plinet.

Deux séances sont conseillées afin d’obtenir de bons résultats, et notamment de limiter le risque principal qui est d’avoir une tendinite chronique.

Les précautions à prendre après

« Il faut compter 15 jours à 3 semaines pour voir le syndrome de l’essuie-glace se résorber, mais cela peut être bien plus long si on ne le prend pas en charge rapidement et que la pathologie est déjà installée », prévient l’ostéopathe.

Quand on reprend le sport

Et ensuite, il est important de prendre des précautions lors du retour à l’activité physique. « Il faut privilégier, pour courir, les sols mous comme l’herbe, plutôt que le macadam, éviter les dénivelés et fractionner sa course », conseille Simon Plinet.

C’est-à-dire ? « Si la douleur apparaît au bout de 30 minutes de course, il faut fractionner son entraînement en courant deux fois 20 minutes », suggère Simon Plinet. Il faut aussi veiller à bien s’étirer : « Debout, on croise les jambes et on cherche à toucher ses pieds avec ses mains », suggère l’ostéopathe.

Touchant environ un coureur sur quatre, le syndrome de l’essuie-glace est donc une pathologie fréquente, mais qui peut être évité en respectant certaines règles d’hygiène de vie.
Bonne course !

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