mercredi , 27 mai 2020
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Le tabagisme, facteur de risque pour le coronavirus


La pandémie de coronavirus, toujours active dans 187 pays, a touché près de 4,2 millions de personnes en quelques mois, dont environ 300 000 sont décédées. Le tabagisme, pour sa part, fait plus de 8 millions de victimes chaque année dans le monde. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 7 millions de ces décès sont provoqués par la consommation de tabac directe, et 1,2 millions par le tabagisme passif.

Ces chiffres peu rassurants font craindre le pire lorsqu’ils sont présentés côte à côté. De nombreux scientifiques ont essayé de comprendre le lien entre le tabagisme et l’infection au virus du Covid-19. Pour trancher la question, des experts de santé se sont réunis le 29 avril 2020, à la demande de l’OMS.

Le tabac affaiblit la fonction pulmonaire

Après avoir analysé différentes études, ils ont conclu que les fumeurs sont plus à risque de contracter une forme sévère du coronavirus que les non-fumeurs. En effet, le tabagisme est un facteur de risque connu pour aggraver les maladies respiratoires. Et le Covid-19 est une maladie qui touche principalement les poumons. « Le fait de fumer affaiblit la fonction pulmonaire, rendant l’organisme moins résistant aux coronavirus et à d’autres agents pathogènes », explique l’OMS.

Le tabagisme est également lié à d’autres maladies comme les troubles cardiovasculaires, le cancer, les affections respiratoires et le diabète. Lorsqu’une personne souffre déjà d’une pathologie chronique, elle est plus à risque de développer une forme grave du coronavirus.

Pas d’effet protecteur de la nicotine

L’Institution invite également à la prudence concernant « des allégations non étayées selon lesquelles le tabac ou la nicotine pourraient réduire le risque de Covid-19. » Les informations disponibles pour le moment sont insuffisantes pour suggérer une forme quelconque de prévention ou de traitement.

Les fumeurs sont invités à prendre des mesures d’arrêt du tabac via des services d’aide par téléphone, internet ou SMS, et des substituts nicotiniques. Après deux à douze semaines d’arrêt, la fonction pulmonaire augmente, et au bout d’un à neuf mois d’arrêt, la toux et l’essoufflement diminuent. De quoi mettre toutes les chances de son côté en cas de nouvelle vague d’épidémie du virus.

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