jeudi , 24 septembre 2020
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Les adolescents les moins populaires seraient plus à risque d’avoir une crise cardiaque


Une double peine. Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Stockholm (Suède), les adolescents les plus impopulaires à l’école ont davantage de risque de souffrir d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral plus tard dans la vie. Pour cette étude, les chercheurs ont suivi 14 000 personnes nées en 1953. Grâce à un questionnaire, ils ont mesuré la popularité de chaque adolescent. Afin de pouvoir dégager une tendance, chaque participant à cette étude a ensuite été suivi jusqu’en 2016.

D’après leur recherche, ils ont constaté que les adolescents impopulaires étaient plus en danger sur le long terme que les autres. En effet, les relations sociales et les traumatismes émotionnels pendant l’adolescence ont un impact durable sur la santé. Précisément, les chercheurs dévoilent que les jeunes impopulaires à l’âge de treize ans étaient 33% plus susceptibles de souffrir de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte.

« Les relations entre pairs jouent un rôle important dans le développement émotionnel et social des enfants et peuvent avoir des implications considérables à long terme sur leur santé. »

« Il existe des preuves convaincantes issues des neurosciences sur la manière dont les relations sociales modulent les réponses neuroendocriniennes qui affectent par la suite le système circulatoire, augmentant le risque d’accident vasculaire cérébral et de maladies cardiovasculaires », notent les chercheurs dans le journal médical BMJ Open.

Apprendre les bons gestes

Chaque année, en France, 40 000 personnes sont victimes d’une crise cardiaque. Pour sauver un maximum de vie, se former aux gestes de premiers secours est une nécessité. En effet, sans prise en charge immédiate, plus de 92 % de ces arrêts cardiaques sont fatals. Si, sept fois sur dix, ces arrêts surviennent devant témoins, seulement 40 % de ceux-ci font les gestes de premier secours

Comme le rappelle la Fédération française de cardiologie, une personne souffrant d’un infarctus du myocarde peut présenter « dans les jours ou les heures qui précèdent, une douleur thoracique pouvant s’étendre jusqu’aux bras, une sensation d’oppression, de serrement voire d’écrasement ». Et de préciser : « L’arrêt cardiaque peut être précédé de palpitations ou d’un malaise général. L’arrêt cardiaque peut aussi arriver brutalement, sans signe avant-coureur« . Parfois, les femmes ressentir un essoufflement, des nausées et une douleur à l’estomac.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en évidence l’impact de certaines émotions sur l’apparition de maladies physiques. Par exemple, une étude menée par le King’s College de Londres avait révélé que les personnes seules étaient plus susceptibles de développer un diabète de type 2.

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