vendredi , 11 décembre 2020
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Les cabines de bronzage associées à un risque accru d’endométriose


En plus d’augmenter les risques de mélanome, le cancer de la peau le plus dangereux, l’usage de cabine de bronzage augmenterait également le risque d’endométriose, si l’on en croit une nouvelle étude scientifique.

Parue ce 2 décembre dans la revue Human Reproduction, celle-ci a été menée auprès de 116 429 infirmières américaines âgées de 25 à 42 ans au début de l’étude en 1989.Tous les deux ans jusqu’en juin 2015, les participantes ont rempli des questionnaires renseignant leurs antécédents médicaux et leurs expositions à des facteurs de risques de plusieurs maladies. L’étude a porté sur l’usage de cabines à UV mais aussi sur l’exposition au soleil, le nombre de grains de beauté sur la peau, et le nombre de coups de soleil contractés entre 15 et 20 ans. Parmi les 95 080 femmes incluses dans les analyses finales, les chercheurs ont recensé 4 791 cas d’endométriose diagnostiqués par laparoscopie au cours de la période de suivi.

En recoupant les données obtenues et tenant compte des éventuels biais, les scientifiques ont constaté que, par rapport aux femmes n’ayant jamais utilisé de cabine de bronzage, les femmes qui les avaient utilisé six fois ou plus par an durant leur adolescence ou au début de l’âge adulte avaient un risque d’endométriose accru de 19%. Si elles les avaient utilisé à cette fréquence entre 25 et 35 ans, leur risque était de 24%.

Avoir eu cinq coups de soleil ou plus entre 15 et 20 ans était également associé à un risque accru d’endométriose, de 12% de plus par rapport aux femmes n’ayant jamais été brûlées par le soleil. L’utilisation de crème solaire était également associé à un sur-risque d’endométriose, non pas du fait des produits eux-mêmes mais parce que cela sous-entend une exposition accrue au soleil, lors d’activités de plage ou autre. 

Nous en savons très peu sur les moyens de modifier son comportement afin de réduire le risque de développer une endométriose. Nous ne comprenons pas encore beaucoup de choses sur la relation entre l’exposition au soleil à des fins récréatives et le risque d’endométriose. Cependant, nos résultats suggèrent qu’éviter une exposition excessive au soleil à des fins récréatives et l’usage de cabines de bronzage peut réduire votre risque d’endométriose”, a commenté la professeure Stacey Missmer, coauteure de l’étude.

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui touche au moins une femme sur dix en âge de procréer. Elle se manifeste par la présence anormale de fragments semblables à l’endomètre, la muqueuse utérine, en dehors de l’utérus : par exemple sur la vessie, les trompes de Fallopes, les ovaires, l’appareil digestif, le diaphragme… Cette maladie invalidante occasionne de vives douleurs pendant les règles (dysménorrhées), mais souvent aussi en allant aux toilettes, durant les rapports sexuels ou même au quotidien, et est parfois synonyme d’infertilité. Le traitement peut être hormonal, avec un contraceptif supprimant le cycle menstruel, ou chirurgical, via l’ablation des lésions. Hélas, la maladie peut récidiver.


Première apparition