mercredi , 23 septembre 2020
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Les réserves de sang sont très basses, l’EFS appelle à la mobilisation


Les dernières semaines, marquées par l’importante crise sanitaire, les départs en vacances et des épisodes de forte canicule, ont connu une baisse de fréquentation des collectes de sang, causant une chute des réserves de sang. L’Etablissement français du sang (EFS) vient de lancer un appel d’urgence national car, selon ce dernier, la rentrée risque d’être critique s’il n’y a pas un sursaut dès maintenant. Ainsi, l’organisme invite chacun à se mobiliser activement afin de rehausser rapidement les réserves en produits sanguins pour la rentrée. Car dans le même temps, les besoins des patients sont toujours importants et vont continuer d’augmenter avec la reprise de l’activité hospitalière en cette période.

L’EFS rappelle que les dons de sang doivent être réguliers et constants car les malades ont toujours besoin de transfusion et la durée de vie des produits sanguins est limitée : 7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges. Selon ses chiffres, 10 000 dons sont nécessaires chaque jour. « Les lieux de collecte de sang sont considérés par les autorités de l’Etat comme des lieux publics autorisés car vitaux et indispensables », précise-t-il. A noter que sur certains lieux, l’EFS accueille les donneurs sur rendez-vous pour faciliter les dons. Cela permet de réduire le temps d’attente et de mieux gérer la prise en charge de chaque donneur dans le respect des mesures de distanciation.

Qui peut donner son sang ?

Si la plupart des personnes peuvent donner du sang, il existe des critères de base à remplir : il faut être âgé de 18 à 70 ans, reconnu apte au don par le personnel EFS, avoir un poids au moins égal à 50 kg et un taux d’hémoglobine suffisant. 

Les produits sanguins (globules rouges, plaquettes, plasma) sont utilisés dans deux grands cas de figure : les situations d’urgence (hémorragies lors d’un accouchement, accident, opération chirurgicale…) et les besoins chroniques (maladies du sang et cancers). Le don se déroule toujours en quatre étapes : l’inscription, l’entretien prédon, le prélèvement et le temps de repos. Les hommes peuvent donner jusqu’à 6 fois par an et les femmes jusqu’à 4 fois.

En ce contexte particulier d’épidémie de coronavirus, l’EFS tient par ailleurs à préciser que « toutes les mesures de précaution sont mises en œuvre sur les collectes de sang pour éviter les risques de transmission du virus avec le port du masque obligatoire pour tous, accompagné de mesures de distanciations et d’hygiène renforcées. » A noter qu’hormis les contre-indications classiques au don (prise d’antibiotiques depuis moins de 2 semaines, intervention chirurgicale, vaccin datant de moins de quatre semaines, soins dentaires, séjours à l’étranger…) les personnes ayant présenté des symptômes de la COVID-19 doivent attendre 28 jours après leur disparition pour donner leur sang.

Don de sang et Covid-19 : ce qu’il faut savoir

L’organisme met également à disposition sur son site Internet un dossier pour que les donneurs puissent trouver toutes les informations clés qui leur permettront de continuer à donner leur sang en toute sérénité. Il y est notamment stipulé qu’en cas de contact étroit avec un cas confirmé ou probable de COVID-19, sans moyens de protection adéquats, il faut attendre 14 jours pour donner son sang. Par ailleurs, l’EFS ne dépiste pas ce virus dans les dons de sang car le SARS-CoV-2 est un virus qui se transmet par les voies respiratoires et non par le sang, selon l’état actuel des connaissances scientifiques : il n’est donc pas utile de mettre en place un dépistage des donneurs de sang.

« Aucun pays n’a mis en place de mesure de dépistage systématique. Le diagnostic de ce virus passe par un écouvillonnage nasal et non par le sang, puisqu’il n’y a pas de présence du virus dans le sang sauf pour des cas présentant des symptômes sévères », indique-t-il. Quant à savoir si la transfusion sanguine pourrait aider les malades à guérir, plusieurs essais cliniques sont en cours et l’EFS participe notamment à l’étude « Coviplasm » visant à tester l’efficacité de la transfusion de plasma de patients guéris à des patients malades de la COVID-19. Toujours est-il que certains patients en réanimation peuvent avoir besoin de transfusions de globules rouges, de plaquettes ou de plasma.

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