mercredi , 6 janvier 2021
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Love Sunday : vous avez plus de chances de matcher le premier dimanche de janvier


Les utilisateurs des applis de dating le savent : les bonnes rencontres surviennent n’importe quand (et encore heureux). Pour autant, l’amour 2.0 aurait son jour de chance, et même son heure de chance : le premier dimanche de l’année serait idéal pour trouver l’amour puisque le nombre de nouveaux inscrits doublerait en comparaison à un jour ordinaire, un pic étant observé entre 21h et 22h. C’est du moins ce qu’avançait le groupe Meetic fin 2019, relevant au passage une augmentation de 62% du nombre de messages échangés entre les célibataires.

Un an plus tard, cette réalité signée Meetic – que les autres applis ne démentent (évidemment) pas – porte toujours son nom de baptême : le « Love Sunday » (le dimanche de l’amour). Mais le « Love Sunday », aussi pérenne et prometteur soit-il, nous questionne : pourquoi tout le monde se précipite-t-il en ligne ? Et puis cet afflux est-il une aubaine pour notre quête amoureuse ?

Pourquoi nos cœurs s’agitent-ils plus particulièrement début janvier ?

Si le premier dimanche du mois – le 3 janvier en cette année 2021 – ne déconne pas avec l’amour et affiche des statistiques encourageantes, c’est parce que plusieurs conditions sont réunies. Pour commencer, on notera que le mois de janvier est lourd de bonnes résolutions, si bien que l’on s’inscrit sur Tinder et Cie de la même façon que l’on s’inscrit à la salle de sport. Si on ajoute à ça les fêtes en famille et les remarques (désagréables) des proches qui ne cessent de remuer notre célibat à coups de questions oppressantes et démodées, on comprend que nos bonnes résolutions se nourrissent (aussi) d’un ras-le-bol général. Et autant dire que cette année, si le contexte sanitaire a plus ou moins empêché les fêtes, il n’a pas empêché l’injonction au couple de s’exprimer dans la bouche de maman et de tonton.

Enfin, si le jour de l’amour tombe un dimanche, c’est bien parce que le dimanche est synonyme de déprime, alors quitte à se retrouver seul et ressasser son morceau d’existence, on décide de combler le vide en se connectant à la recherche du big love, ou plus modestement de réconfort. La météo joue également : puisqu’on est parti pour un marathon de ciel gris, de plaids et de pantoufles, autant accueillir quelqu’un sur son canapé. Quant à la perspective d’un nouveau confinement, sait-on jamais qu’elle nous motive là aussi à trouver l’amour histoire de pétrir nos pâtes à pain à quatre mains, tendance que l’on nomme le «  corona cuffing ».

Se connecter ou ne pas se connecter ?

Que de « bonnes » raisons, donc, de se connecter ou de s’inscrire. Mais reste à savoir si maman, tonton et la société sont de bonnes raisons. Quant au dimanche gelé qui nous tend les bras et la peur d’un troisième confinement, on admet ; on a beau apprécier la solitude, on trouve ça chouette (aussi) de la partager.

Mais faut-il en conclure que cet élan commun à beaucoup de célibataires multiplie les chances de tomber sur le bon profil ? Plus il y a d’inscrits et d’utilisateurs actifs, plus la personne que l’on attend est susceptible de traîner dans les parages. Reste encore à savoir si le Love Sunday ne relève pas d’un biais de confirmation : plus on raconte que c’est le moment, plus on y croit, plus on débarque, plus on matche (et plus on s’aime ?). Entre réalité et discours commercial, difficile de faire le tri, toujours étant que si l’amour s’invite, la question ne se posera plus. Alors écoutons nos désirs et seulement nos désirs, et n’oublions pas que le match de l’année peut aussi tomber un lundi de février.


Première apparition