lundi , 20 janvier 2020
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Médecin traitant : les patients qui n’en ont plus ne seront bientôt plus pénalisés


5,4 millions, c’est le nombre de patients en France qui n’avaient pas de médecin traitant déclaré auprès de l’Assurance maladie en 2019. Ce chiffre alarmant, qui a été avancé par Nicolas Revel, le directeur général de l’Assurance maladie lors d’une interview à la revue spécialisée Le Généraliste, signifie que ces patients sont de fait moins bien remboursés car ils ne respectent pas le parcours de soin. Leurs consultations sont ainsi prises en charge à hauteur de 30% au lieu de 70% de la base de remboursement. Une pénalité qui vaut aussi pour les consultations de spécialistes en direct, sans passer par son généraliste (ex : cardiologue, dermatologue etc.).

Pourtant, plus de la moitié de ces 5,4 millions de Français “sont en recherche réelle d’un praticien attitré”, en vain, déplore Nicolas Revel. Pénurie de généralistes et déserts médicaux sont évidemment la principale cause de ce phénomène, qui pénalise les patients.

Contacté ce 13 janvier par nos confrères du Parisien, le directeur général de l’Assurance maladie entend remédier à cette injustice, via la mise en place d’un dispositif spécifique. Le but étant que ces patients, qui ont perdu leur médecin traitant du fait de son départ à la retraite, ou qui affirment en rechercher un activement soient identifiées afin que leurs consultations soient correctement remboursées, soit à 70% de la base de remboursement, voire à 100% pour les patients en affection longue durée et les femmes enceintes.

Notons, comme le précise Le Parisien, que certaines consultations de spécialistes ne nécessitent pas le respect du parcours de soin et peuvent se faire en accès direct. C’est le cas par exemple des consultations chez un chirurgien-dentiste, gynécologue, ophtalmologue, psychiatre (si l’on a entre 16 et 25 ans), ou encore un stomatologue. On parle d’accès direct spécifique

Contactée par Santé Magazine, l’Assurance maladie n’a pas encore donné de réponses précises quant à la mise en place de ce nouveau dispositif, notamment en termes de conditions et de calendrier.

Source : Le Parisien

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