samedi , 22 février 2020
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Mind Map : comment bien organiser ses pensées


Très en vogue ces derniers temps, le Mind Mapping consiste à créer une représentation visuelle d’informations et d’idées sous forme de schéma. On place l’information principale au centre de son schéma et on relie les informations annexes en les plaçant dans des bulles, par ordre d’importance. 

Se fixer des objectifs

Première étape du Mind Mapping : déterminer le problème à résoudre ou la pensée à clarifier. Le but peut être professionnel (obtenir un changement de poste…), mais il arrive aussi qu’il soit personnel.

  • Formuler son objectif La forme négative est à bannir. Si l’on se dit “Comment ne pas s’énerver avec mes enfants ?”, l’énervement restera au premier plan et les solutions peineront à émerger. Mieux vaut poser une question (“Comment mieux communiquer avec mes enfants ?”) ou choisir une phrase affirmative (“Je veux des relations apaisées avec mes enfants”).
  • Écrire ses idées sur des Post-it Il est important de noter tout ce qui passe par la tête, en rapport avec la problématique. Peu importe si certaines idées semblent irréalisables ou hors sujet. Pendant cette phase de pensée où l’on imagine plusieurs solutions à une question ou à un problème, l’idée est de collecter, sans se censurer, un maximum de données.

Se préparer mentalement

Une fois l’objectif fixé, il est temps de réunir les éléments qui permettent de réaliser une carte mentale dans de bonnes conditions techniques et psychologiques.

  • Rassembler ses outils : une feuille de papier a3 utilisée en format paysage afin de disposer de place pour l’arborescence à venir ; des crayons de couleur pour dessiner des pictogrammes et ressortir certaines infos.
  • Se faire confiance : pas besoin de savoir dessiner pour se lancer ! Le plus important : y consacrer du temps et prendre plaisir au processus.

Classer les informations

C’est le moment de concevoir la carte mentale à partir du problème ou de la question posée précédemment et des idées notées sur des Post-it. 

  • Écrire la question (ou faire un dessin) au milieu de la feuille : « on peut l’entourer d’un nuage pour commencer puisque la situation n’est pas encore claire. Mieux vaut éviter le carré ou le rectangle qui enferment », suggère Pierre Mongin.
  • Dessiner des ramifications : elles sont courbes et oblongues, et assez longues pour souligner les mots-clés choisis. Si la question est “Comment changer de logement ?”, inscrire par exemple les catégories « coût »,  “emplacement” apposer les Post-it pour chaque branche, et renouveler la démarche avec les sous-branches (« emprunt » et « épargne » partant de « coût »). Au fur et à mesure que la carte se précise, retirer les Post-it et écrire les catégories en toutes lettres. Enfin, y ajouter des dessins, des couleurs pour « stimuler la créativité et l’imagination », assure Pierre Mongin.


Comment développer sa créativité

Laisser mûrir ses idées

Inutile de se précipiter pour prendre une décision aussitôt après avoir achevé une carte mentale. On peut l’afficher à portée de regard et l’enrichir de nouvelles branches, illustrations ou mots-clés qui offriront de nouvelles perspectives. « Certains se l’approprieront pendant une semaine avant de passer à la dernière étape. Pour d’autres, ce sera un mois », explique Pierre Mongin.

Décider en toute connaissance de cause

Quand elle est définitive, la carte mentale devient « une métaphore  de la situation« , dit Pierre Mongin. Les pensées sont externalisées sur le papier, ce qui permet de visualiser l’information globale et d’accéder à plusieurs niveaux de détails. La dernière étape est le moment où les données se relient entre elles et où, par associations d’idées, des solutions émergent. il est recommandé de dater et de conserver toutes les cartes mentales réalisées (une par question), afin de garder en mémoire le cheminement qui a permis d’organiser ses pensées.

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