samedi , 22 février 2020
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Notre système immunitaire pourrait-il traiter tous les cancers ? – Santé

Une équipe de l’université de Cardiff a découvert une nouvelle méthode potentiellement capable de venir à bout de très nombreux cancers dit la BBC. Bien que leurs travaux n’en soient qu’à leur début, et pas encore testés sur des humains, les résultats seraient très « excitants ».

En cherchant comment notre service immunitaire s’attaquait naturellement aux bactéries, des chercheurs de l’université de Cardiff ont découvert de façon fortuite un nouveau type de cellule qui pouvait attaquer naturellement les tumeurs. La cellule T, ou lymphocyte T, est présente dans le sang des gens et scanne d’éventuelles menaces à éliminer. La différence c’est que celle découverte par les chercheurs pourrait s’attaquer à un large éventail de cancer dans le cadre d’une immunothérapie. « Il y a ici une chance de traiter chaque patient », déclare ainsi le professeur Andrew Sewell, à la BBC. « Et donc de développer un traitement capable de détruire de nombreux types de cancers différents dans la population ».

L’immunothérapie,  » c’est réussir à stimuler les lymphocytes T (NDLR:des globules blancs, soldats de l’immunité, produits dans la moelle osseuse) pour qu’ils aillent détruire la tumeur. Pour ça, il faut que les lymphocytes T détectent quelque chose sur la tumeur, et ce qu’ils y repèrent, c’est précisément un antigène, explique Jean-François Baurain, chef de clinique du centre du cancer à Saint-Luc. Il existe donc des antigènes spécifiques du cancer, qui sont identifiés par les lymphocytes T, lesquels sont capables d’induire une réponse immunitaire.

Leur étude, publiée lundi 20 janvier dans la revue Nature Immunology, montre que cette cellule T serait dotée de récepteur capable de trouver et de tuer des cellules cancéreuses du poumon, de la peau, du sang, du côlon, du sein, des os, de la prostate, des ovaires, des reins et du col de l’utérus sans pour autant touché aux tissus normaux. « Jusqu’à présent, personne ne pensait que cela était possible qu’un seul type de type de lymphocyte T soit capable de détruire de nombreux types de cancers dans la population » précise Andrew Stewell, principal auteur de l’étude. La manière exacte dont elle s’y prend est par contre encore à l’étude.

Il existe déjà des immunothérapies à base de cellule T et le développement de ce genre de thérapie a été l’une des avancées les plus passionnantes dans ce domaine. Comme le CAR-T. Elle consiste à prélever sur un patient ses lymphocytes T, à les cultiver « in vitro », puis les modifier génétiquement de manière à leur faire exprimer un récepteur artificiel (le  » CAR « ), une espèce de  » super-radar  » qui reconnaît spécifiquement l’antigène tumoral à neutraliser. Après un délai de plusieurs semaines, ces lymphocytes T sont réinjectés au patient, prêts à tuer les cellules tumorales. Son indication reste limitée à certains cancers du sang – la technologie n’a pas encore démontré son efficacité dans des cancers solides (c’est-à-dire des tumeurs d’organes) – mais pour lesquels l’effet chez certains patients est étonnant.

Selon les experts Lucia Mori et Gennaro De Libero, de l’Université de Bâle en Suisse, ce nouveau lymphocyte T a un « grand potentiel », mais il est trop tôt pour dire qu’il fonctionnerait pour tous les cancers. Même son de cloche chez Daniel Davis, professeur d’immunologie à l’université de Manchester, qui trouve la découverte excitante, mais la trouve encore à un stade trop précoce pour déterminer avec certitude que celle-ci puisse aboutir à un médicament.

En cherchant comment notre service immunitaire s’attaquait naturellement aux bactéries, des chercheurs de l’université de Cardiff ont découvert de façon fortuite un nouveau type de cellule qui pouvait attaquer naturellement les tumeurs. La cellule T, ou lymphocyte T, est présente dans le sang des gens et scanne d’éventuelles menaces à éliminer. La différence c’est que celle découverte par les chercheurs pourrait s’attaquer à un large éventail de cancer dans le cadre d’une immunothérapie. « Il y a ici une chance de traiter chaque patient », déclare ainsi le professeur Andrew Sewell, à la BBC. « Et donc de développer un traitement capable de détruire de nombreux types de cancers différents dans la population ».Leur étude, publiée lundi 20 janvier dans la revue Nature Immunology, montre que cette cellule T serait dotée de récepteur capable de trouver et de tuer des cellules cancéreuses du poumon, de la peau, du sang, du côlon, du sein, des os, de la prostate, des ovaires, des reins et du col de l’utérus sans pour autant touché aux tissus normaux. « Jusqu’à présent, personne ne pensait que cela était possible qu’un seul type de type de lymphocyte T soit capable de détruire de nombreux types de cancers dans la population » précise Andrew Stewell, principal auteur de l’étude. La manière exacte dont elle s’y prend est par contre encore à l’étude.Il existe déjà des immunothérapies à base de cellule T et le développement de ce genre de thérapie a été l’une des avancées les plus passionnantes dans ce domaine. Comme le CAR-T. Elle consiste à prélever sur un patient ses lymphocytes T, à les cultiver « in vitro », puis les modifier génétiquement de manière à leur faire exprimer un récepteur artificiel (le  » CAR « ), une espèce de  » super-radar  » qui reconnaît spécifiquement l’antigène tumoral à neutraliser. Après un délai de plusieurs semaines, ces lymphocytes T sont réinjectés au patient, prêts à tuer les cellules tumorales. Son indication reste limitée à certains cancers du sang – la technologie n’a pas encore démontré son efficacité dans des cancers solides (c’est-à-dire des tumeurs d’organes) – mais pour lesquels l’effet chez certains patients est étonnant. Selon les experts Lucia Mori et Gennaro De Libero, de l’Université de Bâle en Suisse, ce nouveau lymphocyte T a un « grand potentiel », mais il est trop tôt pour dire qu’il fonctionnerait pour tous les cancers. Même son de cloche chez Daniel Davis, professeur d’immunologie à l’université de Manchester, qui trouve la découverte excitante, mais la trouve encore à un stade trop précoce pour déterminer avec certitude que celle-ci puisse aboutir à un médicament.


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