mardi , 7 avril 2020
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Oublier des compresses dans un corps lors d’une opération? Pas une faute médicale – Santé

Un neurochirurgien qui avait oublié deux petites compresses dans le corps d’une patiente lors d’une intervention n’a pas commis de faute médicale, a estimé la justice, qui l’a acquitté en mai 2019, rapportait vendredi le journal médical Artsenkrant.

L’opération consistait à retirer autant que possible la tumeur au cerveau dont souffrait une femme. Après l’intervention, l’équipe médicale s’est rendue compte que deux petites compresses servant à éponger le sang avaient été oubliées à l’intérieur du corps de la patiente. Quelques semaines plus tard, cette dernière retournait chez son chirurgien pour une nouvelle intervention afin de retirer les compresses et les derniers tissus tumoraux.

Si les compresses ont été enlevées avec succès, une artère semble avoir été touchée durant l’ablation des tissus malades. Depuis, la patiente souffre de troubles cognitifs et a perdu de son autonomie, ce qui a entraîné une incapacité de travail permanente ainsi que des complications secondaires.

L’assureur du chirurgien avait d’abord reconnu la faute professionnelle, estimant que le fait d’avoir touché une artère constituait peut-être une complication mais que l’oubli des compresses était certainement une faute, avant de faire marche arrière et de contester l’erreur médicale ainsi que la responsabilité du neurochirurgien.

Celui-ci et son assureur ont alors été assignés en justice. Un collège d’experts désigné par le tribunal a néanmoins conclu que le fait d’avoir laissé des compresses à l’intérieur du corps de la patiente ne relevait pas de la faute mais revenait à une complication. En première instance, le tribunal avait toutefois décidé de ne pas suivre l’avis des experts en novembre 2015 et avait reconnu la faute. L’enlèvement de tous les objets étrangers au corps à la fin de l’intervention et avant la suture représente une obligation de résultats de la part du médecin exécutant, a justifié le juge.

En appel, le tribunal s’est finalement rangé à l’avis des experts. La patiente a ensuite décidé de se pourvoir en cassation. Dans son arrêt, la Cour a considéré qu’elle n’était pas compétente. Par conséquent, l’acquittement du médecin est définitif.

L’opération consistait à retirer autant que possible la tumeur au cerveau dont souffrait une femme. Après l’intervention, l’équipe médicale s’est rendue compte que deux petites compresses servant à éponger le sang avaient été oubliées à l’intérieur du corps de la patiente. Quelques semaines plus tard, cette dernière retournait chez son chirurgien pour une nouvelle intervention afin de retirer les compresses et les derniers tissus tumoraux. Si les compresses ont été enlevées avec succès, une artère semble avoir été touchée durant l’ablation des tissus malades. Depuis, la patiente souffre de troubles cognitifs et a perdu de son autonomie, ce qui a entraîné une incapacité de travail permanente ainsi que des complications secondaires. L’assureur du chirurgien avait d’abord reconnu la faute professionnelle, estimant que le fait d’avoir touché une artère constituait peut-être une complication mais que l’oubli des compresses était certainement une faute, avant de faire marche arrière et de contester l’erreur médicale ainsi que la responsabilité du neurochirurgien. Celui-ci et son assureur ont alors été assignés en justice. Un collège d’experts désigné par le tribunal a néanmoins conclu que le fait d’avoir laissé des compresses à l’intérieur du corps de la patiente ne relevait pas de la faute mais revenait à une complication. En première instance, le tribunal avait toutefois décidé de ne pas suivre l’avis des experts en novembre 2015 et avait reconnu la faute. L’enlèvement de tous les objets étrangers au corps à la fin de l’intervention et avant la suture représente une obligation de résultats de la part du médecin exécutant, a justifié le juge. En appel, le tribunal s’est finalement rangé à l’avis des experts. La patiente a ensuite décidé de se pourvoir en cassation. Dans son arrêt, la Cour a considéré qu’elle n’était pas compétente. Par conséquent, l’acquittement du médecin est définitif.


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