vendredi , 25 septembre 2020
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Pollution : 84% des parents envisageraient de déposer leurs enfants à l’école en vélo (plutôt qu’en voiture)


En France, 3 enfants sur 4 respirent un air toxique, indique l’UNICEF¹. À la maison, mais aussi sur le chemin de l’école, à l’intérieur des classes ou dans les cours de récréation… les enfants sont exposés à des gaz et des particules qui peuvent avoir des effets néfastes et durables sur leur santé.

En raison de l’immaturité de leurs organismes et de la fréquence à laquelle ils respirent (une fois et demie plus élevée que celles des adultes), ils ont un risque accru de développer des pathologies telles que l’asthme, eczéma, ou encore les allergies alimentaires liées à la pollution de l’air extérieur et intérieur.

En mars 2019, un rapport publié par l’UNICEF², rappelait que le trafic automobile était la principale source de pollution atmosphérique en ville : 63 % des émissions d’oxyde d’azote y seraient liées. Problème, la majorité des établissements accueillant des enfants se situe à proximité d’axes routiers. 

« A Paris, un établissement scolaire sur quatre se trouve même dans un lieu dépassant régulièrement les normes européennes, il en va de même des stades, parcs et autres infrastructures sportives, précise l’UNICEF ».

Pour protéger leurs enfants, les parents sont désormais prêts à revoir leur mode de transport. C’est du moins ce que laisse paraître un sondage réalisé fin août 2020 par l’UNICEF, en collaboration avec l’institut de sondages Harris Interactive.

70 % des parents utilisent la voiture pour amener leur enfant à l’école

La première leçon de ce sondage en dit long : 70 % des parents sondés déclarent qu’ils utilisent la voiture « de temps en temps » pour amener leur enfant à l’école, y compris lorsque la distance du trajet maison-école est inférieure à 1 km.

Il faut préciser que contrairement aux idées reçues, la voiture ne protège pas de la pollution. Au contraire, elle peut la concentrer au sein même de l’habitacle. Parmi les 536 répondants (parents d’enfants de 0 à 15 ans scolarisés résidant dans une agglomération d’au moins 100 000 habitants), 84 % se disent prêts à abandonner la voiture au profit de modes de transport plus « doux ».

Privilégier les moyens de transports alternatifs

Le vélo et la marche sont les modes de transports alternatifs les plus plébiscités par les parents. Les principales motivations qui les poussent à vouloir laisser leur voiture au garage sont :

  • la volonté de moins polluer (53 %),
  • le besoin de passer un moment privilégié avec leur enfant (40 %),
  • et un moyen d’éviter la sédentarité (28 %). 

Quelles mesures pour limiter la pollution aux abords des écoles ?

Face à cette problématique, il existe plusieurs solutions, notamment la mise en place de « rues scolaires », déjà appliquées par d’autres pays européens. Ce dispositif consiste à interdire la circulation automobile aux abords d’un établissement, de façon temporaire (en fermant la rue aux voitures aux heures d’entrée et de sortie), ou de façon pérenne. Interrogés par Harris Interactive, 87 % des parents interrogés se disent favorables à cette mesure, non seulement pour réduire la pollution, mais aussi pour une meilleure sécurité routière.

Pour l’UNICEF, c’est surtout aux maires d’agir :

  • en créant des zones à faibles émissions, en particulier autour des établissements accueillant des enfants,
  • en implantant les établissements scolaires ou les crèches à distance des axes routiers très fréquentés ou à l’écart des parkings,
  • et en favorisant le « savoir rouler à vélo » dans les écoles et les déplacements collectifs.
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