vendredi , 25 septembre 2020
Accueil » Santé et Remise en forme » Pour perdre plus de kilos, mieux vaut s’y mettre en couple

Pour perdre plus de kilos, mieux vaut s’y mettre en couple

Une étude a montré que les patients ayant survécu à une crise cardiaque et désireux de perdre du poids, l’une des principales modifications d’hygiène de vie à apporter, ont mieux réussi lorsqu’ils étaient accompagnés par leur conjoint dans cet objectif. Car outre la motivation, le fait de se lancer en couple permet de mieux surmonter les changements de style de vie.


© iStock

L’implication du partenaire peut-elle affecter de manière positive un parcours de perte de poids ? C’est un grand oui selon une nouvelle étude menée par des chercheurs aux Pays-Bas. Cette étude présentée au congrès 2020 de la Société européenne de cardiologie (ESC), indique que les survivants d’une crise cardiaque sont plus susceptibles de perdre du poids lorsque leurs partenaires se joignent à eux pour suivre un régime. Un objectif important puisque des modifications des habitudes de vie après une crise cardiaque aussi appelée « infarctus du myocarde », qui désigne la destruction d’une partie du muscle cardiaque (le myocarde), est un élément crucial pour éviter une récidive.

Les chercheurs ont voulu étudier l’influence des partenaires sur la modification des facteurs de risque liés au mode de vie des patients après une crise cardiaque. « Notre étude montre que lorsque les conjoints se joignent à l’effort pour changer leurs habitudes, les patients ont de meilleures chances de devenir en meilleure santé, en particulier lorsqu’il s’agit de perdre du poids.», explique Lotte Verweij, principale auteure de celle-ci. Au total, 824 personnes ont été réparties dans deux groupes. Le premier groupe était le groupe d’intervention, ce qui signifiait que les patients étaient impliqués dans des programmes de style de vie pour la réduction de poids, l’activité physique et le sevrage tabagique.

Alimentation, sport, tabac : le conjoint a un rôle à jouer

Plus précisément, ces derniers ont bénéficié de séances de groupe hebdomadaires avec un spécialiste de la perte de poids pendant un an, d’un accéléromètre pour mesurer leur activité physique et d’un coach sportif en ligne. Pour l’arrêt du tabac, des entretiens de motivation étaient programmés par téléphone avec des professionnels pendant trois mois avec si besoin une prescription pour des substituts nicotiniques. Les patients du « groupe témoin », ont quant à eux reçu les soins habituels qui comprenaient plusieurs visites chez le cardiologue, ainsi que jusqu’à quatre visites pour un programme coordonné par des infirmières visant à encourager un mode de vie sain.

Les partenaires des patients du premier groupe pouvaient participer gratuitement à ces interventions sur le mode de vie et étaient même encouragés à le faire : leur participation était consignée, au moins une fois pendant toute la durée de l’étude. Ce fut le cas pour près de la moitié (48%) d’entre eux, et les résultats ont montré que par rapport aux personnes seules, les patients avec un partenaire étaient plus de deux fois plus susceptibles de s’améliorer dans au moins l’un des trois domaines (perte de poids, exercice physique, sevrage tabagique) en un an. En outre, les chercheurs ont aussi souhaité analyser en détails l’influence bénéfique des conjoints selon chaque domaines d’intervention.

« Les couples ont souvent des modes de vie comparables »

Il s’avère que les patients avec un partenaire participant aux réunions sur la perte de poids ont d’autant plus réussi à atteindre cet objectif par rapport aux patients seuls. Des résultats qui ont leur importance puisque si d’autres études prouvent également que les partenaires contribuent à faire en sorte que les survivants d’une crise cardiaque adoptent des habitudes de vie plus saines, les médecins pourraient émettre officiellement cette recommandation pour limiter le risque de crises cardiaques récurrentes. La raison est simple : « les couples ont souvent des modes de vie comparables et il est difficile de changer les habitudes lorsqu’une seule personne fait l’effort. », ajoute Lotte Verweij.

Par ailleurs, l’aide du conjoint est peut s’avérer cruciale lorsque des problèmes pratiques entrent en jeu. « Comme les courses mais aussi des défis psychologiques car le partenaire peut aider à maintenir la motivation. », selon Lotte Verweij. Cette dernière note cependant que l’étude n’a pas trouvé plus d’améliorations en ce qui concerne l’abandon du tabac ou la pratique d’une activité physique régulière et adaptée pour les patients lorsque les partenaires participaient activement dans ces deux domaines. « Ces problèmes de style de vie peuvent être davantage soumis à la motivation et à la persévérance individuelles, mais cette hypothèse doit encore être approfondie. », conclut-elle.

À lire aussi

Première apparition