vendredi , 25 septembre 2020
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Pourquoi va-t-on (quand même) travailler lorsqu'on est malade ?


Selon l’Agence nationale pour les conditions de travail (Anact), on parle de "présentéisme" lorsqu’un salarié est présent au travail alors que son état de santé (physique ou mental) ne lui permet pas d’être productif – par exemple : en cas de maladie. C’est donc le contraire de l’absentéisme.

Justement : selon une étude du ministère du Travail publiée ce mercredi 5 août (mais réalisée entre octobre 2015 et juin 2016), "plus d’un jour d’arrêt maladie sur quatre (27 %) s’est traduit par du présentéisme". Sur la période étudiée, "les salariés signalent en moyenne onze jours de maladie qui ont donné lieu à huit jours d’absence au travail".

Le présentéisme, c’est surtout une attitude française. Car, selon des études antérieures, 62 % des salariés en France ont fait (au moins) un jour de présentéisme en cas de maladie en 2015, contre 42 % des salariés dans l’ensemble de l’Union européenne…

Le présentéisme au travail est mauvais pour la santé

Pourquoi va-t-on travailler lorsqu’on est malade ? Selon le ministère du Travail, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette attitude présentéiste : "les salariés qui signalent de mauvaises relations avec leur hiérarchie, un travail intense ou un sentiment d’insécurité économique ont tendance à passer une part plus importante de leurs jours de maladie au travail".

Par ailleurs, sans surprise, "lorsqu’il fait face à une demande de travail importante […] ou lorsqu’il manque de moyens pour faire correctement son travail […], le salarié pourrait être découragé de s’absenter par la perspective d’une quantité de travail encore plus importante à son retour de maladie ou par la pression des collègues sur qui retomberaient les tâches non réalisées".

Problème : le présentéisme est mauvais pour la santé. Maux de dos, douleurs chroniques, maux de tête, épuisement… jusqu’au burn-out. Et si on levait (un peu) le pied, au moins lorsqu’on est malade ?

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