vendredi , 11 décembre 2020
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Réconciliations sur l’oreiller : pourquoi elles seraient bidons (selon une étude)


Une fois que les assiettes ont volé (visiblement, on était très fâchés), les petites culottes prennent le relai. C’est ce que l’on appelle les réconciliations sur l’oreiller. Et autant le dire : que l’on ait l’habitude (ou pas) de se jeter sous la couette après une dispute, la pratique n’échappe à personne (pas même à nos voisins, à les entendre). Elle est même tentante : pas besoin de s’étendre et de déblatérer vingt ans, il suffit (ou suffirait) de se jeter l’un sur l’autre pour mettre au feu notre friction (et toute ta famille, tiens). Mais est-ce la solution ? Le sexe après une dispute est-il capable de nous rabibocher ? Une étude réalisée par deux psychologues néo-zélandaises nous éclaire (mais visiblement pas la chambre). Voyons un peu.

Le sexe après un conflit n’a rien de miraculeux

Il était temps que des experts se penchent sur le sujet du « sexe qui apaise les conflits amoureux ». C’est donc chose faite. Alors qu’apprend-on dans cette étude ? Déjà, nous découvrons que les disputes ne sont pas très excitantes. Comprendre : les cent couples hétérosexuels interrogés ne font pas davantage l’amour quand ils se disputent. Au contraire, quand ça pète, le désir sexuel s’estompe.

Autres informations de taille : le sexe n’est pas meilleur après une dispute et le sexe ne résout pas le problème. Que de conclusions qui nous amènent à penser, donc, que les réconciliations sur l’oreiller ont été inventées pour nous rassurer (une sorte de dernière chance) et qu’à force d’en causer (et de constater que dans les films et les séries, ça se passe ainsi), nous en avons une image positive (de quoi complexer quand notre partenaire devient tout sauf attirant en pleine fâcherie). Faut-il alors arrêter l’amour après la colère ? Absolument pas. Si passer par la case galipettes nous permet un rapprochement, aucune raison de s’en priver. L’essentiel reste sans doute de questionner – maintenant que l’on sait tout ça – le « pourquoi on s’envoie en l’air » : pour éviter de parler ? Parce qu’il paraît que ça fonctionne ? Parce que ça le fera taire (le gars plus très sexy) ? Ou, au contraire, parce qu’on en a vraiment envie ? Si le désir est vraiment présent et que le sexe n’empêche pas de discuter ensuite, c’est bien. Alors oui aux réconciliations sur l’oreiller, mais oui (aussi) aux bavardages sur le polochon.


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