lundi , 28 septembre 2020
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Sexo : j'ai peur d'avoir des fuites pendant l'amour


Pourquoi cette envie d’uriner ?

Même si l’on n’en parle jamais, beaucoup de femmes sont gênées par ce type d’appréhension. En effet, la zone vaginale se trouvant très proche de la zone urinaire, les mouvements de va-et-vient du coït peuvent entraîner des sensations urinaires ressenties comme inquiétantes. Nombre de femmes avouant être concernées n’en parlent que si on leur pose une question à ce sujet. Cela reste encore tabou et c’est dommage!

La sensation du besoin d’uriner au moment des rapports peut être normale. Lorsqu’une excitation sexuelle se produit, la paroi vaginale gonfle vers l’avant, se gorgeant de sang (comme les corps spongieux du pénis au moment d’une érection). Ce gonflement, quand il devient important exerce une pression sur la paroi de l’urètre, ce tube destiné à apporter l’urine depuis la vessie vers l’extérieur du corps. Et cela provoque une sensation de besoin d’uriner ne correspondant pas à une vessie pleine, mais à une pression exercée sur cette zone. Une femme éprouvant la peur d’uriner en pleine action a tendance à tout arrêter… et c’est dommage, car cela peut l’empêcher d’accéder à la jouissance. Ce "faux besoin d’uriner" est souvent annonciateur d’orgasme, car il se produit au moment où l’excitation est très forte.

Ce que vous pouvez faire…

  1. Uriner toujours avant une relation sexuelle. De cette manière, vous aurez l’esprit tranquille au lieu de vous inquiéter. Et en plus, il s’agit d’un geste d’hygiène permettant de chasser les bactéries éventuellement présentes à l’entrée de l’urètre et d’éviter le risque d’infection urinaire.
  2. Ne jamais hésiter à parler à son médecin de ses petits soucis urinaires. Même si les troubles sont mineurs, parlez-en! Bien des femmes n’osent pas, alors qu’il s’agit de quelque chose d’extrêmement banal pour un médecin. Il existe des traitements parfois très simples. Pour les femmes ménopausées, un gel ou une crème contenant des œstrogènes à appliquer sur la vulve peuvent suffire à faire diminuer les sensations de picotements, de brûlures, de gêne urinaire. Parfois, un simple gel hydratant en application vulvaire est efficace.
  3. Traiter l’incontinence. Si vous avez tendance à perdre un peu d’urine, même quelques petites gouttes, en dehors des relations sexuelles, il faut vous soigner. Un souci de ce type n’a pas tendance à s’arranger seul… mais plutôt à augmenter. Une incontinence peut être traitée par une rééducation périnéale, par certains médicaments en cas de vessie hyperactive ou encore par une opération chirurgicale. Et cela fait partie de votre santé.
  4. Mieux vaut se confier à un médecin qu’à son partenaire! En effet, dans un couple, cultiver le désir est important, et parler de ses petits problèmes urinaires est rarement érotique. Il est donc préférable de s’occuper de les soigner que d’en faire la publicité. Cela ne signifie pas qu’il faille absolument garder le secret en ce domaine, mais qu’il faut bien réfléchir à la manière dont l’autre recevra vos confidences à propos de ce sujet intime.

Qu’est-ce qu’une femme fontaine ?

Au moment de l’orgasme, certaines femmes perdent parfois du liquide par l’urètre (canal qui permet d’évacuer l’urine). Ce liquide incolore (comme de l’eau) peut être expulsé en petites quantités ou en quantités vraiment importantes, formant un véritable jet. Environ 10 % des femmes ont déjà connu ce phénomène, régulièrement pour certaines, de manière occasionnelle pour d’autres. Toutes s’accordent à reconnaître que cet événement est lié à une excitation et un plaisir intense, un lâcher-prise plus important que d’habitude. La réaction masculine est étonnée (pour les hommes non informés) ou joyeuse (pour les hommes sachant que c’est le signe d’une jouissance particulièrement forte).

Quelle est l’origine de ce liquide ? Une hypothèse est qu‘il provient des glandes para-urétrales (ou glandes de Skène, que l’on qualifie de "prostate féminine"). Ce sont de petites glandes situées autour de l’urètre, qui sécrètent un fluide particulier. Il est probable qu‘une partie du liquide expulsé par les femmes fontaines émane de cette source. Cependant, l’explication ne semble pas suffisante. Ces glandes para-urétrales sont de toutes petites glandes qui ne pourraient jamais fournir une quantité de liquide suffisante pour provoquer le phénomène de jet. Il semble donc que le reste du liquide provienne de la vessie. La stimulation du point G stimule l’urètre sous la vessie et inhiberait un réflexe vésical, aboutissant à une expulsion en plusieurs jets.



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