dimanche , 27 septembre 2020
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Sexo : on caresserait l’autre là où l’on souhaiterait être caressé


Si vous caressez souvent le postérieur de votre moitié pendant vos ébats, c’est peut-être que vous aimeriez vous-mêmes être caressé à cet endroit. Voilà en somme ce que suggère une nouvelle étude scientifique, parue dans la revue spécialisée Archives of Sexual Behavior.

Menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Bangor et de la Royal Holloway University of London (Royaume-Uni), cette étude indique en effet qu’il existe un effet miroir lors des relations charnelles et sexuelles. En clair, on toucherait son ou sa partenaire là où on souhaiterait être touché. Les scientifiques parlent ainsi de “miroir érogène”.

L’étude a ici été menée auprès de 613 personnes, dont 407 femmes. L’échantillon était composé de tous les âges ou presque, et de toutes les orientations sexuelles existantes. Les participants ont rempli un questionnaire afin d’évaluer les niveaux d’excitation de différentes parties de leur corps, dans différents scénarios sexuels.

“Nous avons constaté que les gens montrent un effet miroir très clair de leurs préférences pour différentes parties du corps ; ils aiment toucher des zones du corps de leur partenaire qui correspondent aux zones où ils aiment spécifiquement être touchés sur leur propre corps »

« Cela s’appliquait même aux endroits ‘bizarres’, telles que les oreilles. Si vous aimez que l’on vous touche les oreilles, vous aurez plus de plaisir à toucher les oreilles de votre partenaire”, a ainsi commenté le Dr Lara Maister, principale auteure de l’étude.

Les chercheurs ont en outre observé une forte corrélation entre le toucher et le regard : les parties de leur corps que les gens aimaient que l’on touche correspondaient étroitement à celles qu’elles aimaient voir regardées par autrui. Car lorsque quelqu’un regarde une de nos zones érogènes, on peut imaginer être caressé à cet endroit, ce qui est synonyme de plaisir. Les chercheurs parlent ici d’anticipation du toucher.

L’étude a par ailleurs montré des différences entre hommes et femmes hétérosexuels pour ce qui est du score de plaisir mutuel, un score qui cartographie si l’excitation que l’on a à toucher une zone érogène de son partenaire est plus élevée, plus basse ou similaire à l’excitation ressentie par le partenaire touché. Les hommes hétérosexuels ont ainsi obtenu un meilleur score que les femmes : ils ont montré un meilleur alignement entre l’endroit qu’ils aimaient caresser chez la femme et l’endroit où celle-ci aimait être caressée.

Portant sur la mutualité et la réciprocité des interactions sexuelles, ces résultats pourraient notamment s’expliquer d’un point de vue évolutif, selon le Dr Lara Maister. L’homme aurait davantage intérêt que la femme à être en adéquation avec ses désirs.

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