samedi , 4 avril 2020
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Situation « chaotique » à bord du Diamond Princess, alerte un expert japonais – Santé

Un spécialiste japonais des maladies infectieuses monté à bord du Diamond Princess a fait grand bruit en qualifiant de « totalement chaotique » la gestion de la crise du coronavirus par le Japon dans des vidéos vues des centaines de milliers de fois.

Kentaro Iwata, professeur de la division des maladies infectieuses de l’université de Kobe (ouest), a dit a avoir eu « peur » comme dans nul autre pays au cours de sa carrière, adressant une critique sans fard extrêmement rare en public au Japon dans les milieux officiels ou universitaires.

Après avoir bataillé pour obtenir une autorisation des autorités, il est monté mardi à bord du bâtiment, immobilisé près du port de Yokohama (sud de Tokyo).

« Aucune moyen de dire où se trouve le virus »

« Ce navire est totalement inapproprié au contrôle de propagation des infections. Il n’y pas de distinction entre les zones vertes (saines) et rouges (celles potentiellement infectées) » et « le personnel peut circuler d’un endroit à l’autre, manger, téléphoner », raconte-t-il.

« J’ai été en Afrique pour traiter l’épidémie d’Ebola. J’ai été dans d’autres pays pour le choléra, en Chine en 2003 pour m’occuper du Sras (…) Jamais je n’ai eu peur d’être moi-même infecté », dit-il dans la vidéo en anglais.

« Mais à l’intérieur du Diamond Princess, j’ai eu peur (…) car il n’y avait aucune moyen de dire où se trouvait le virus ».

Il s’est déclaré si inquiet qu’il s’est placé en quarantaine pour 14 jours afin de ne pas risquer de contaminer sa famille.

M. Iwata déplore que la crise ait été initialement laissée aux mains de bureaucrates. « Dans le Princess Diamond, j’étais terrifié, car il n’y avait pas de spécialiste de la gestion des infections », assure-t-il.

Sur les quelque 2.400 personnes testées dans le navire, 542 ont eu des tests positifs et les résultats des autres ne sont pas encore connus. Des fonctionnaires dépêchés sur place se sont ensuite avérés porteurs du virus.

Interrogé en conférence de presse sur ces critiques, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a assuré que « depuis le 5 février, des mesures rigoureuses ont été prises pour prévenir la propagation de l’infection, notamment en portant des masques, en se lavant les mains et en utilisant un désinfectant ».

« Nous faisons de notre mieux », a-t-il déclaré, questionné sur l’absence de séparation en zones distinctes dans le bateau.

Le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato, a également rejeté la critique.

« Des médecins experts qui font partie d’une équipe de prévention des infections surveillent l’intérieur du navire », a-t-il argué en réponse à des parlementaires de l’opposition, assurant que les spécialistes qui conseillent le gouvernement jugent la situation « sous contrôle ».

Kentaro Iwata, professeur de la division des maladies infectieuses de l’université de Kobe (ouest), a dit a avoir eu « peur » comme dans nul autre pays au cours de sa carrière, adressant une critique sans fard extrêmement rare en public au Japon dans les milieux officiels ou universitaires.Après avoir bataillé pour obtenir une autorisation des autorités, il est monté mardi à bord du bâtiment, immobilisé près du port de Yokohama (sud de Tokyo). « Ce navire est totalement inapproprié au contrôle de propagation des infections. Il n’y pas de distinction entre les zones vertes (saines) et rouges (celles potentiellement infectées) » et « le personnel peut circuler d’un endroit à l’autre, manger, téléphoner », raconte-t-il. « J’ai été en Afrique pour traiter l’épidémie d’Ebola. J’ai été dans d’autres pays pour le choléra, en Chine en 2003 pour m’occuper du Sras (…) Jamais je n’ai eu peur d’être moi-même infecté », dit-il dans la vidéo en anglais. »Mais à l’intérieur du Diamond Princess, j’ai eu peur (…) car il n’y avait aucune moyen de dire où se trouvait le virus ».Il s’est déclaré si inquiet qu’il s’est placé en quarantaine pour 14 jours afin de ne pas risquer de contaminer sa famille.M. Iwata déplore que la crise ait été initialement laissée aux mains de bureaucrates. « Dans le Princess Diamond, j’étais terrifié, car il n’y avait pas de spécialiste de la gestion des infections », assure-t-il.Sur les quelque 2.400 personnes testées dans le navire, 542 ont eu des tests positifs et les résultats des autres ne sont pas encore connus. Des fonctionnaires dépêchés sur place se sont ensuite avérés porteurs du virus.Interrogé en conférence de presse sur ces critiques, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a assuré que « depuis le 5 février, des mesures rigoureuses ont été prises pour prévenir la propagation de l’infection, notamment en portant des masques, en se lavant les mains et en utilisant un désinfectant ». « Nous faisons de notre mieux », a-t-il déclaré, questionné sur l’absence de séparation en zones distinctes dans le bateau.Le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato, a également rejeté la critique. »Des médecins experts qui font partie d’une équipe de prévention des infections surveillent l’intérieur du navire », a-t-il argué en réponse à des parlementaires de l’opposition, assurant que les spécialistes qui conseillent le gouvernement jugent la situation « sous contrôle ».


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