mercredi , 22 janvier 2020
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Spondylarthrite : comment soulager les douleurs au dos ?


La spondylarthrite désigne une inflammation chronique des articulations des vertèbres du dos qui se développe progressivement et entraîne des raideurs et une douleur au dos. Ces douleurs sont dites inflammatoires car elles surviennent lorsque la personne est au repos.

L’ inflammation siège aux points d’ancrage qui rattachent les ligaments et les tendons aux os de la colonne et du bassin : ça lance, ça chauffe, ça pique… Les douleurs débutent généralement dans le bas du dos, avant de « remonter » progressivement. A ces douleurs s’ajoute parfois une prolifération de l’os qui soude les vertèbres les unes aux autres, empêchant progressivement le mouvement : on parle alors de spondylarthrite « ankylosante »

Pour y remédier, il existe plusieurs solutions : 

Prendre des anti-inflammatoires

« C’est une des particularités de ce mal de dos : les anti inflammatoires non stéroïdiens marchent très bien, chez environ 2/3 des patients », explique le Pr Claudepierre, rhumatologue. Aucune molécule n’est plus efficace qu’une autre, car c’est très individuel : il faut en essayer plusieurs (ibuprofène à haute dose, ketoprofène…) pendant 1 à 2 semaines à chaque fois, pour trouver celle qui soulage tout en ayant le moins d’effets secondaires au niveau digestif. Ensuite, on les prend « à la demande » pendant les poussées douloureuses, en variant la dose en fonction de l’intensité de la douleur, et en prenant la dose maximum au coucher.

Pratiquer l’auto-rééducation

Effectués au moins 30 minutes 5 fois par semaine, des exercices de renforcement musculaire (en particulier au niveau des abdominaux et du dos) et des étirements (autograndissement, dos creux/dos rond, flexions/ extensions…) diminuent les douleurs et limitent les déformations dans la forme ankylosante.

Opter pour les biothérapies

Les biothérapies sont prescrites dans les formes les plus graves par le rhumatologue. Couplées à des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, elles semblent réduire la progression de la maladie. Les injections sous-cutanées sont à faire soi même une fois par semaine à une fois par mois.

Ce qui ne marche pas : 

– Les ceintures lombaires car c’est plutôt le mouvement qui atténue la douleur.

– La phytothérapie et autres médecines douces : « Elles peuvent être complémentaires mais si on ne prend pas de traitement anti-inflammatoire conventionnel, les poussées douloureuses risquent de devenir de plus en plus fréquentes », prévient le Pr Claudepierre.

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