lundi , 20 janvier 2020
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Une adolescente belge meurt d’un choc toxique provoqué par son tampon hygiénique


Une jeune Belge de 17 ans est décédée jeudi 9 janvier à Charleroi, des suites d’un « syndrome du choc toxique » (SCT) provoqué par l’utilisation d’un tampon hygiénique. Dans une interview accordée au site Belge, RTL Infos, sa mère retrace les évènements. Le lundi 6 janvier au soir, un médecin de garde diagnostique une gastro-intestinale à la jeune habitante de Samzée. Son état ne s’améliorant pas, elle est hospitalisée le lendemain pour de la fièvre et des vomissements, symptômes communs à la gastro-entérite et au SCT. La jeune femme est finalement transférée en soins intensifs et diagnostiquée. Elle décède le mercredi 9 janvier à l’hôpital.

Des symptômes proches de ceux de la gastro

Le syndrome du choc toxique (STC) est une affection rare potentiellement sévère liée à une infection bactérienne. En France, 24 cas ont été recensés en 2017. Le SCT est provoqué par des staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus), des bactéries qui peuvent produire des toxines au contact de tampons hygiéniques ou de coupes menstruelles. Ses symptômes sont difficiles à identifier, et souvent confondus avec ceux de la gastro-entérite. Il se manifeste tout d’abord par des étourdissements et une sensation d’extrême fatigue. Puis la fièvre monte et d’autres symptômes apparaissent : vomissements, diarrhée, maux de tête, maux de gorge. L’organisme concentre ses efforts sur les organes vitaux au détriment des extrémités, ce qui peut conduire dans certains cas à des amputations


5 choses à savoir sur le syndrome du choc toxique

Un syndrome trop peu connu

En 2012, la mannequin Lauren Wasser a provoqué une onde de choc en révélant avoir perdu ses deux jambes des suites du SCT. Depuis, la médiatisation de cette affection se poursuit, mais doit encore s’intensifier. Sur Facebook, la mère de la jeune femme témoigne : « Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Ça ne l’a pas épargnée… Et non… Ça n’arrive pas qu’aux autres ». En témoignant, elle espère sensibiliser les femmes aux dangers du choc toxique. « Réfléchissez à vos protections et surtout, informez, pour que le décès de Maëlle puisse en empêcher d’autres… » 

Endeuillée, cette mère n’en veut pas aux médecins, mais elle insiste sur la nécessité de mieux informer le personnel médical : « Maëlle a été très bien prise en charge. J’aimerais que les médecins, le premier médecin, le médecin traitant, les infirmiers ou les ambulanciers, puissent peut-être poser la question ‘Est-ce que vous portez un tampon ?’ quand on a des symptômes d’une gastro-intestinale », indique-t-elle. 

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