vendredi , 25 septembre 2020
Accueil » Santé et Remise en forme » Une étude confirme un lien entre interactions sociales et sommeil

Une étude confirme un lien entre interactions sociales et sommeil


C’est un fait, que la science a d’ailleurs prouvé : un manque de sommeil peut entraîner des problèmes cognitifs, mais aussi une baisse de motivation et de changements comportementaux. Fatigués, on est moins enclins à s’adonner à des activités sociales, et donc plus à risque d’isolement.

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs suédois du Karolinska Institutet et de l’Université de Stockholm ont entrepris d’en savoir plus sur le lien entre habitudes de sommeil et socialisation.

L’équipe a réuni 641 adultes volontaires et professionnellement actifs, à qui elle a demandé de tenir un journal détaillé de leurs habitudes en termes de somnolence et d’activités sociales, pendant une période de trois semaines.

En analysant les données récoltées, les chercheurs ont remarqué, par exemple, que somnolence et socialisation étaient affectées selon l’heure de la journée. Ainsi, avoir davantage d’activités sociales en fin de matinée ou tôt l’après-midi avait tendance à engendrer une somnolence. Mais étrangement, une socialisation durant une longue période en soirée a conduit à moins de somnolence par la suite, et a conduit à une nuit de sommeil plus courte.

Les chercheurs ont également constaté que l’impact social d’un manque de sommeil est important, puisque les activités sociales peuvent se voir diminuées de 70% lorsque l’on a sommeil.

L’étude a ainsi permis de montrer que la somnolence a, de manière générale, tendance à réduire le désir d’interagir socialement avec autrui, plus particulièrement dans les créneaux horaires où il est possible de se sociabiliser : le soir et le weekend.

Pour les chercheurs, outre le fait qu’ils expliquent en partie la hausse de la solitude observée en Suède ces dernières années, ces résultats suggèrent que des interventions visant à diminuer la somnolence diurne seraient un bon moyen d’améliorer la vie sociale et donc le moral des personnes qui y sont sujettes.

À lire aussi

Première apparition