lundi , 21 octobre 2019
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Urgences : le détail des premières mesures proposées par Agnès Buzyn

Face à la grève des urgences qui ne faiblit pas, la ministre de la santé Agnès Buzyn a enfin annoncé une série de mesures pour améliorer la situation des services saturés. Elle en a dévoilé une partie en début de semaine.


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Face à la grogne des urgences, qui ne s’est pas atténuée au fil des mois, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, a dévoilé, lundi 2 septembre, quelques-unes des mesures qu’elle propose pour “améliorer la situation” des services des urgences, “en surchauffe”. D’autres seront annoncées durant la semaine prochaine, mais la ministre a préféré en dévoiler certaines dans l’espoir d’apaiser la colère des urgences, en grève depuis plusieurs mois déjà.

  • Des filières directes pour les personnes âgées. Pour mettre fin à ce qu’elle appelle le “tout urgences” pour les personnes âgées, la ministre de la Santé propose la mise en place de “filières d’admission directe” pour cette population particulière, tout en promettant “une incitation financière, une forme de bonus aux hôpitaux qui [les] mettront en place”.
  • La vidéo-assistance entre Ehpad et SAMU. Toujours dans l’optique de désengorger les urgences, Agnès Buzyn souhaite voir généraliser la vidéo-assistance entre les Ehpad et le SAMU, pour éviter les hospitalisations lorsque c’est possible, dans le cas de pathologies bénignes. 
  • La possibilité d’envoyer une ambulance vers un cabinet de ville. La ministre espère également s’appuyer sur les médecins libéraux pour que, lorsque c’est possible, le SAMU puisse envoyer une ambulance vers un cabinet de ville ou une maison de santé plutôt qu’aux urgences. Les patients pourront y suivre une consultation ou recevoir des examens médicaux sans avance de frais, afin qu’ils y “trouvent le même avantage qu’à aller aux urgences”, assure la ministre. “Parce que parfois un simple examen de biologie permet de lever un doute, d’accélérer un diagnostic et de rassurer”, a-t-elle plaidé.
  • Un élargissement des fonctions des personnels paramédicaux. La ministre de la Santé souhaite que les personnels paramédicaux (infirmiers, aide-soignants, ambulanciers…) aient la possibilité et le droit de “faire des gestes qu’ils ne peuvent pas faire aujourd’hui”, comme “prescrire de la radiologie [ou] faire des sutures”. Une prime de coopération de 80 euros nets par mois est prévue pour compenser ces nouvelles fonctions.

La ministre a en outre annoncé que, dès 2020, une filière “Infirmier de pratiques avancées sera créée en médecine d’urgence, pour développer des compétences améliorées : “diagnostic à l’aide d’un algorithme, réalisation d’actes techniques en autonomie, prescription d’imagerie”, détaille le gouvernement. L’objectif étant de dégager du temps médical. Les premiers soignants diplômés de cette filière seront opérationnels en 2022, assure le ministère.

En visite au CHU de Poitiers pour annoncer ces premières mesures, la ministre de la Santé a par ailleurs plébiscité la gestion numérique des lits de l’établissement, qui s’effectue en temps réel pour les urgences. “Je vais demander à tous les hôpitaux qui ont un service d’urgence qu’ils se dotent d’un logiciel de management des lits” au sein de cellules informatisées de gestion des lits, a indiqué Agnès Buzyn.

Sources : France Info avec AFP ; ministère de la Santé

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